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Végétaelis : «Tirer vers le haut les agriculteurs dans leurs pratiques»

Pour Richard Finot, directeur de la Fédération des CUMA 640, le salon Vététaelis constitue un support de travail idéal pour tous les agriculteurs.

  

Pour Richard Finot, directeur de la Fédération des CUMA 640, le salon Végétaelis sera l’occasion d’approfondir tous les sujets autour de l’agriculture de précision en présence de nombreux spécialistes.
© Le Sillon.info
 

Notre dossier spécial sur le salon Végétaelis

 

Que pensez-vous de la tenue de ce nouveau salon Végétaelis dédié aux céréales et à l’innovation ?
Richard Finot - Je le vois réellement comme une opportunité pour le territoire au service de ses acteurs. Tous les événements nous intéressent mais je trouve que celui-là en particulier propose quelque chose de différent. Il nous apparaît très pertinent pour notre structure, déjà, car il est conduit d’abord dans le bassin qui nous concerne. Dans notre activité, nous sommes très accès machinisme et organisation des chantiers. Et souvent, peut-être ce qui nous manque, c’est d’approfondir certains sujets liés aux innovations. En l’occurrence, Végétaelis va le faire autour du secteur du végétal et des énergies.

Ce concept est opportun sur un autre plan : selon moi, il va permettre de traiter tout un panel de sujets en présence d’experts en la matière. C’est très pertinent selon moi et ça promet de très beaux échanges entre tous les membres de notre réseau et les spécialistes.

Qu’allez-vous présenter lors de ce salon Végétaelis ?
R. F. - Au Végétaelis, nous allons axer principalement nos présentations — à la fois en table ronde ou sur la communication autour de notre stand — sur le volet agriculture de précision. À côté de notre matériel qui sera exposé également au niveau de l’espace prévu à cet effet, nous développerons les sujets liés à la modulation intraparcellaire, les outils connectés et le digital. Même si le contexte apparaît difficile, on se dit que ce salon vise à tirer vers le haut les agriculteurs dans l’amélioration de leurs pratiques que ce soit pour la traçabilité ou d’autres sujets.

Dans la conjoncture actuelle, le fonctionnement des CUMA apparaît encore plus opportun. Quelle est la tendance ?
R. F. - La dynamique reste bien évidemment là mais on constate toujours une démographie agricole en baisse. Face à cela, on parvient à maintenir un nombre d’adhérents équivalent ce qui veut dire que nous gagnons en taux de pénétration. Et c’est encore un élément qui se confirme. Mais chez nos adhérents, on voit que leurs factures sont de plus en plus élevées dans leur CUMA pas simplement en raison de l’inflation mais parce qu’ils ont recours à davantage de services.

On peut être adhérent d’une CUMA juste pour un déchaumeur à disques. Aujourd’hui ce n’est pas forcément le cas : les agriculteurs viennent pour plusieurs matériels car ils renouvellent moins leur parc. Nous sommes alors globalement satisfaits de cette tendance. Mais nous avons quand même des craintes aujourd’hui envers le secteur de l’élevage, notamment celui de la volaille, qui est en difficulté. Ce fait pénalise un peu notre dynamique d’investissement puisque des craintes planent, notamment au-dessus des gaveurs. S’il n’y a pas cette activité, on risque de voir une accélération des arrêts d’exploitations et nos CUMA seront directement impactées car nous sommes présents auprès de ces éleveurs.

Propos recueillis par B.Ducasse

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