ESOD
Tous les dégâts comptent
À la tête de l’association départementale des piégeurs, Benoît Soulat multiplie les interventions sur le terrain. Un acte essentiel chronophage, de plus en plus difficile.
À la tête de l’association départementale des piégeurs, Benoît Soulat multiplie les interventions sur le terrain. Un acte essentiel chronophage, de plus en plus difficile.
Quand il ne relève pas ses pièges, Benoît Soulat travaille depuis son domicile à Saint-Gladie. Il analyse les résultats des captures, répond aux questions des bénévoles et échange avec les agriculteurs confrontés aux dégâts de la faune sauvage. Son téléphone sonne régulièrement. « J’ai encore un éleveur qui m’a appelé hier pour me dire qu’un renard était rentré dans la stabulation et mordait les pattes des veaux. Je lui ai dit de le piéger. » Depuis 34 ans, le piégeage rythme ainsi son quotidien. À la tête de l’association départementale des piégeurs, il assure aussi une mission de transmission auprès des bénévoles et des agriculteurs. Un engagement devenu plus difficile à tenir dans un contexte de hausse des coûts et de contraintes sanitaires croissantes.