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Dépérissement : une thèse est en cours pour rechercher des solutions

Face aux aléas climatiques de plus en plus réguliers et à l’évolution du contexte général de production, les vergers sont soumis à plusieurs phénomènes naturels préjudiciables. Dépérissement, apparition de ravageurs… Un vaste travail de recherche est engagé par ses acteurs pour trouver des solutions de remédiations efficaces et durables.

En cas d’inondation, on considère que les dégâts sont proportionnels au type de sol et à la hauteur de la montée d’eau.
© F.B - Le Sillon
 

Au sommaire de notre dossier Kiwi de l'Adour

Le dépérissement des kiwis est devenu une problématique majeure de la culture, ayant entraîné depuis 2020 la disparition de plus d’une centaine d’hectares en France. En Italie, le phénomène est de très large ampleur depuis plusieurs années. Les études menées en Italie et en Nouvelle-Zélande démontrent que l’état du sol, en particulier l’engorgement en eau, est un facteur majeur expliquant ce dépérissement, en interaction avec les pratiques agronomiques et le climat.

Ce sujet a fait l’étude d’une thèse a qui a obtenu l’accréditation CIFRE. C’est un projet de 3 ans porté et financé par le BIK, encadré en collaboration avec l’unité mixte de recherche EMMAH de l’Inrae. Elle est cofinancée à hauteur de 30% par l’État. Le doctorant est accompagné par un comité composé du BIK et de quatre chercheurs de l’Inrae.

Essais, analyses…

Cette thèse visait à mettre en évidence l’importance relative des différents facteurs impliqués dans ce dépérissement des vergers de kiwi mais aussi d’étudier des solutions de remédiation ou de prévention visant à restaurer la qualité physique et biologique du sol. Plusieurs informations vont être croisées (analyses de sol, situation topographique, bases de données relatives aux pratiques agricoles, données climatiques et évènements climatiques) pour construire des modèles visant à expliquer le taux d’occurrence et la sévérité du dépérissement observé sur un réseau de vergers.

Différents leviers vont être testés pour restaurer la qualité des sols : a priori, le travail du sol, les plantes de services et l’apport massif de composts de déchets verts. Des inoculations de vers de terre pourront être réalisées sur des zones amendées où les abondances naturelles seront jugées faibles. D’autres modalités pourront être étudiées selon les résultats obtenus dans la première partie de la thèse.

Proposer des solutions

L’objectif de cette thèse consiste à avancer sur la recherche sur les dépérissements et de proposer des solutions de remédiation aux producteurs. Pour cela, un postulat majeur a été posé : les conditions anoxiques sont la cause principale du phénomène. Premiers résultats dans quelques semaines…

B. Ducasse

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