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Changement climatique : avec Adapt’Agro, la Nouvelle-Aquitaine soutient les filières bovines

L’Ademe de Nouvelle-Aquitaine a organisé jeudi 10 novembre à Bordeaux un séminaire de rendu des travaux de la démarche Adapt’Agro qui vise à accompagner les filières de bovins lait et allaitants de la région dans leurs démarches d’adaptation.

file-Malgré la demande en progression, le mouvement de décapitalisation observé en France se poursuit (-600.000 vaches laitière et viande depuis 2016) et s’étend à toute l’Europe.
Dans le cadre de la démarche Adapt’Agro, des recherches pour sélectionner des espèces de plantes plus résilientes à la sécheresse et trouver de nouveaux mélanges fourragers, vont être menées.
© Réussir

La démarche Adapt'Agro a pour but d’accompagner des filières agroalimentaires à la mise en place d’une stratégie concrète d’adaptation au changement climatique. Elle est issue d’un appel à manifestation d’intérêts (AMI) lancé en novembre 2020 par l’Ademe Nouvelle-Aquitaine, le conseil régional et la chambre d’agriculture régionale. Deux filières ont été retenues : celle des bovins lait autour du CRIEL (Centre régional interprofessionnel de l’économie laitière), et celle des bovins viande autour d’Interbev (Association régionale interprofessionnelle du bétail et des viandes).

Ces filières ont été accompagnées sur le plan technique par trois cabinets d’AMO (Assistance à maîtrise d’ouvrage). «C’est un travail global et collectif qui vient compléter et renforcer des actions en cours ou déjà en place. Le tout en collaboration avec la région et la chambre d’agriculture. On avance ensemble», rappelle Mathieu Anglade, directeur régional adjoint de l’Ademe.

En s’appuyant sur des interprofessions, Adapt’Agro a permis d’avoir une vision globale de chaque filière, pour mettre en perspectives les impacts du changement climatique tout au long de la chaîne, de l’alimentation et de la production fourragère dans les élevages, en passant par la santé animale et les conditions d’élevage, et jusqu’à la transformation, au transport et à la distribution.

L’étude a commencé par se pencher sur la vulnérabilité des filières au changement climatique, en listant les principaux changements à venir (pluviométrie, températures, aléas climatiques…) et leurs impacts lors de chaque étape de la production. À partir de l’été 2021, l’objectif a ensuite été d’élaborer une stratégie d’adaptation au changement climatique, à travers un plan d’action global.

Méthodes et trajectoires

L’année 2022 a enfin permis de mettre en place trois actions par filière et d’en suivre les résultats. Le CRIEL comme Interbev ayant ciblé des objectifs de long terme identiques : «L’objectif fondamental est de conserver le même potentiel de production à l’échelle des territoires», note Johan Fonteniaud, animateur du CRIEL. Ce sont les plans d’actions qui divergent en partie.

Au sein de la filière bovins lait, les objectifs intermédiaires sont le développement de l’autonomie fourragère, un travail sur les méthodes d’élevage et sur les bâtiments, et enfin une réorganisation de la collecte. Parmi les actions prioritaires ciblées, l’analyse de la vulnérabilité des sites aux risques induits par le changement climatique, et l’adaptation des bâtiments existants.

Quant à la filière de bovins viande, ses objectifs intermédiaires concernent l’autonomie fourragère, la gestion de la ressource en eau, le suivi sanitaire des troupeaux, l’intégration des nouvelles technologies dans les équipements… Parmi les actions prioritaires, de nouveaux critères de sélection génétique au sein des races, et une adaptation des SIQO (Signe officiel de la qualité et de l’origine) au changement climatique.

Enfin, action prioritaire et commune aux deux filières, en lien avec le comité de pilotage Herbe, l’identification d’espèces de plantes plus résilientes à la sécheresse et la recherche de nouveaux mélanges fourragers. Ces travaux, résultats de deux ans de concertation, ne marquent qu’un point de départ vers des démarches bien plus ambitieuses à lancer.

Sylvain Desgroppe

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