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Un documentaire sincère et authentique sur le pastoralisme dans les Pyrénées

Pascal Provencel, réalisateur de L’ADN des Pyrénées.
© Le Sillon

« Que vous soyez en Catalogne ou au Pays basque, ce sont les mêmes gens. C’est l’ADN des Pyrénées.» Pascal Provencel est ému lorsqu’il évoque son documentaire : L’ADN des Pyrénées. Une projection était programmée le 1er juillet dernier au cinéma Saint-Michel d’Arudy. Ce film, co-produit par l’Association des chambres d’agriculture des Pyrénées (ACAP) et Factor-X, illustre les enjeux actuels du pastoralisme dans les Pyrénées.

La transhumance est au cœur du récit de ce documentaire. Au fil des minutes, le réalisateur donne la parole à ces hommes et ces femmes qui deviennent des ambassadeurs de ce pastoralisme vivant. Une parole précieuse, criante de vérité et de sincérité. Tous les thèmes sont abordés, sans filtre, sans compromission : la tradition, le travail dans les estives, la transmission, l’amour des bêtes, la prédation. «Ce film est émouvant par la sincérité des propos qui sont tenus, avoue le réalisateur. Rien n’a été scénarisé. Je n’ai parlé de rien, j’ai laissé parler les gens. Les images ont suivi ce que les éleveurs ont dit».

La prédation en question

Le retour des prédateurs dans les Pyrénées alimente une grande partie du documentaire. Car le loup et l’ours sont sans cesse dans l’esprit des éleveurs. Ils hantent leur quotidien. «Ce film doit permettre d’ouvrir le débat, note Pascal Provencel. Je ne suis pas contre l’ours. Mais quand tu fais une réintroduction dans un écosystème, c’est pour le renforcer, pas pour l’affaiblir. En quoi l’ours et le loup renforcent l’écosystème pyrénéen ? C’est donc un caprice bourgeois de mes copains du VIe arrondissement de Paris».

Philippe Lacube, président de l’ACAP qui est à l’origine de ce projet, rebondit sur ces propos. «Je viens de l’Ariège, qui concentre 110 des 130 ours présents dans les Pyrénées. Dans le Couserans, 90 ours sur 19 communes. C’est invivable et cela devient un problème de sécurité publique. Nous sommes à l’aube d’un accident mortel.»

«Les éleveurs ont parlé avec leurs tripes, conclut Sébastien Uthurriague, vice-président de la chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques. Il y aura un avant et un après». Ce film doit être prochainement diffusé à la télévision. Il sera certainement suivi d’un débat.

Y. A.

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