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Stockage de gaz naturel : l'heure de la consultation

Neuf réunions publiques seront organisées jusqu'en janvier prochain pour permettre à  tout un chacun de s'informer et de donner son avis sur le projet de stockage souterrain à  Pouillon et Mimbaste.

Depuis le 20 octobre et jusqu'au 31 janvier 2012, se tient le débat public sur le projet de stockage souterrain de gaz naturel de Salins des Landes, sous maîtrise d'ouvrage d'EDF. Ce chantier, dont le coût s'élèverait à  650 millions d'euros, a pour objectif de faire face aux variations journalières et saisonnières de besoins d'énergie, d'assurer la sécurité de l'approvisionnement des usagers et de répondre aux besoins d'alimentation des centrales thermiques utilisant le gaz naturel pour produire de l'électricité.
Pour cela, EDF envisage de créer un stockage de 600 millions de mètres cubes en grande profondeur dans les cavités salines des communes landaises de Pouillon et de Mimbaste. Afin de permettre à  tout un chacun de s'informer sur ce projet, la Commission nationale du débat public a décidé la tenue d'une concertation publique. Durant trois mois, neuf réunions publiques seront organisées au cours desquelles tout citoyen pourra poser des questions, même très précises, en étant assuré d'obtenir une réponse, et même donner son avis.Un saumoduc jusqu'à  l'océan
Chacun doit pouvoir connaître les objectifs du projet, ainsi que ses caractéristiques principales : son intégration dans la politique nationale et européenne de l'énergie, les techniques mises en oeuvre, les travaux qu'il entraînerait, la sécurité sur le chantier puis sur le site de stockage ou encore les conséquences éventuelles du projet sur l'agriculture et la forêt.
Car le maître d'ouvrage ne le cache pas, ces deux secteurs économiques seront impactés par son projet. « Les emprises nécessaires à  l'implantation du stockage et des stations de pompage et de dissolution représenteraient environ 30 hectares de terres, aujourd'hui majoritairement agricoles et forestières », explique-t-il dans son dossier de présentation. Si, comme il le souligne, « cette implantation resterait infime par rapport à  la superficie agricole utile du département » et serait cantonnée à  Pouillon et Mimbaste, des agriculteurs de bien d'autres communes pourraient être touchés par le projet.
En effet, les cavités destinées à  recevoir le gaz naturel seraient créées à  l'intérieur du dôme de sel présent sous Pouillon et Mimbaste, par dissolution du sel par de l'eau de mer. Or, pour acheminer cette eau de mer depuis l'océan puis évacuer l'eau chargée de sel au large, une double canalisation enterrée, appelée saumoduc, serait nécessaire. Une quarantaine de kilomètres séparant le futur site de stockage de l'océan, on imagine le chantier que nécessiterait la construction de cet ouvrage.
Sur la base d'un recensement des contraintes humaines et environnementales, EDF a identifié deux fuseaux possibles dans lesquels le tracé du saumoduc pourrait s'inscrire. Ces deux fuseaux, d'environ 1 500 mètres de large et d'une quarantaine de kilomètres de long, partent de Pouillon jusqu'à  Magescq. Deux options sont ensuite possibles : l'une au nord aboutissant sur la commune de Messanges, l'autre au sud débouchant au droit de la commune de Soustons.Un impératif : participer au débat
« Les travaux de création du saumoduc pourraient entraîner des pertes temporaires de cultures agricoles ou sylvicoles en certains points de l'itinéraire, reconnaît le maître d'ouvrage. Toutefois, une fois les canalisations enterrées, il serait possible de poursuivre l'exploitation agricole des terrains. Par ailleurs, le tracé des canalisations pourrait suivre autant que possible les pistes forestières. La construction du saumoduc pourrait même constituer une opportunité pour remettre en état certaines d'entre elles, dégradées lors du passage de la tempête Klaus ».
À la chambre d'agriculture, on ne s'est pas encore fait d'avis sur le projet. « Nous n'avons reçu le dossier technique que mardi », indique Yves Gallato, responsable des actions territoriales. Cependant, il va être étudié avec attention. « En tant qu'organisme professionnel, nous allons travailler pour que soient prises en compte les composantes agricoles et sylvicoles du territoire ». Une prise en compte qui sera d'autant plus soutenue si les agriculteurs et les sylviculteurs eux-mêmes participent au débat. « Il est important que les gens se tiennent informés et participent physiquement aux diverses réunions publiques, afin d'exprimer leurs craintes et leurs observations ». Un courrier en ce sens sera envoyé à  l'ensemble des syndicats agricoles et forestiers du département.
Cécile Agusti
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