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Souveraineté alimentaire : un “Grand rendez-vous” pour préparer l’avenir

Ce mardi 18 mai, au cours d’une visioconférence exceptionnelle qui réunira les responsables professionnels autour du président de la République et de décideurs nationaux et européens, le “Grand rendez-vous” abordera le thème de la souveraineté alimentaire sous toutes ses formes : quantité, qualité, importations, exportations, changement climatique, réglementations françaises et européennes, labels, renouvellement des générations, etc.

file-L’inscription à ce Grand rendez-vous est libre et gratuit sur www.pourunesouverainetealimentaire.fr
L’inscription à ce Grand rendez-vous est libre et gratuit sur www.pourunesouverainetealimentaire.fr

Un «rebond» et des perspectives à long terme. Les organisations agricoles attendent beaucoup de cet événement qui «devra construire une feuille de route pour les agriculteurs français à l’horizon de 25 à 30 ans (…) Un horizon sur lequel ils puissent se projeter», a indiqué Samuel Vandaele, le président JA.

«C’est un enjeu capital», a renchéri Pascal Cormery, président de la Confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles (CNMCCA) qui a détaillé les secteurs agricoles nationaux fragilisés par les importations : viande bovine, volailles, fruits et légumes, etc. «Nos vergers ont reculé de 40% depuis 20 ans et le nombre d’arboriculteurs a chuté de 30% entre 2010 et 2016, laissant la place aux Belges, Italiens, Néerlandais et Polonais», a-t-il dit.

D’une manière générale, le solde de la balance commerciale française avec l’Union européenne est égal à zéro après avoir été excédentaire de six milliards d’euros en 2009. «La France pourrait être importatrice nette en 2023. Si l’on ne fait rien, notre souveraineté est en danger», a prévenu Christiane Lambert.

Reconquête

Ce rendez-vous du 18 mai doit donc s’inscrire dans «un objectif de reconquête», a martelé la présidente de la FNSEA qui appelle au «rebond» de l’agriculture française et européenne. Car, réfléchir sur la souveraineté, c’est aussi déterminer des enjeux en termes d’emplois, de territoires et de renouvellement des générations, en appui des plans de relance français et européens.

«La souveraineté alimentaire s’apprécie de la fourche à la fourchette, de l’amont à l’aval», a indiqué Dominique Chargé, président de La Coopération agricole. Nul doute que la future loi alimentaire, issue de la proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau (LREM, Aube) sera abordée lors des débats.

Mais «on n’attend pas des effets d’annonce (…) Il faut d’ailleurs s’en méfier», a souligné Sébastien Windsor, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA). Comme Dominique Chargé, il souhaiterait plutôt «mettre un peu plus de cohérence dans les politiques publiques et faire en sorte que si l’on interdit les œufs issus de poules en cage en France, on n’en importe pas d’ailleurs».

Le consommateur qui a été transformé en «promovore», selon la formule de Christiane Lambert, sera aussi au cœur des débats et il faudra lui faire comprendre que «plus vert, c’est plus cher», a conclu la présidente de la FNSEA.

Cet événement sera «100% digital, ouvert à tous avec 10.000 connexions possibles», et il «fera la part belle à l’interactivité en amont et le jour J», précise Christiane Lambert. En conclusion, Emmanuel Macron répondra en direct aux questions des agriculteurs, posées au préalable sur le site web du Grand rendez-vous (pourunesouverainetealimentaire.fr).

L’inscription à ce Grand rendez-vous est libre et gratuit sur www.pourunesouverainetealimentaire.fr
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