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Signes de qualité : les députés proposent de clarifier le système

L'abondance des signes officiels brouille leur image et leur lisibilité. Un rapport de l'Assemblée nationale propose de revoir leur fonctionnement pour renforcer leur attractivité.

La France en général, notre région en particulier, regorge de produits de qualité et nombre d'entre eux bénéficient de signes officiels. À preuve, la multitude de productions estampillées AOC/AOP (appellations d'origine contrôlée ou protégée pour les vins d'Aquitaine, le piment d'Espelette ou le fromage Ossau-Iraty), labels rouges (tel le poulet jaune des Landes qui vient de fêter son cinquantième anniversaire), les indications géographiques protégées (IGP) pour le jambon de Bayonne ou le foie gras du Sud-Ouest par exemple Autres signes officiels, les spécialités traditionnelles garanties (STG), comme pour les Moules de Bouchot ou le sigle AB pour les produits de l'agriculture biologique Au final, les consommateurs ont un peu de mal à  s'y retrouver. D'autant que l'apparition et le développement de marques et distinctions privées comme les Saveurs de l'année sont venues susciter la confusion. Mieux communiquer Donc, «trop de labels tue les labels» affirme Marie-Lou Marcel, députée SRC de l'Aveyron et auteure avec Dino Cinieri, député UMP de la Loire, d'un rapport sur les signes d'identification de l'origine et de la qualité. Aussi sont-ils à  l'origine d'une série de propositions pour clarifier le système. Ces propositions ont été adoptées par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, le 21 janvier. La première vise à  améliorer et à  renforcer la communication pour bien distinguer les caractéristiques de chaque signe de qualité. Ici l'État est appelé à  la rescousse. Il lui est demandé de «mieux communiquer» sur le contenu des signes officiels de qualité. Mais aussi de simplifier et de raccourcir la procédure de leur reconnaissance. «La reconnaissance d'une AOC, par exemple, prend entre sept et dix ans. Le temps de l'INAO n'est pas le temps économique», regrette la députée. Marie-Lou Marcel pointe également l'enchevêtrement des réglementations nationales et européennes et demande un renforcement des moyens de l'INAO et de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). «Il y a des marges de manoeuvre» résume-t-elle. Les deux rapporteurs préconisent également le développement de l'éducation gastronomique dans les écoles et des initiatives qui peuvent aller dans ce sens. «La Semaine du goût est une bonne chose» indique la députée de l'Aveyron. L'enjeu de la reconnaissance internationale La restauration collective a également un rôle à  jouer pour sensibiliser les consommateurs «aux produits de saison et de région», insiste la députée, avant de rappeler les initiatives qu'elle a pu suivre dans son département sur le veau d'Aveyron et du Ségala et en Midi-Pyrénées sur les produits régionaux bio. Le rapport se prononce également sur un rapprochement des IGP et des STG, la mise en place d'un logo unique pour le bio. Les rapporteurs ne veulent pas non plus d'un étiquetage santé avec des couleurs différentes selon leur impact supposé. «C'est très réducteur et cela jetterait l'opprobre sur les produits sous signes officiels de qualité», estime la rapporteure. Enfin, Marie-Lou Marcel milite pour la reconnaissance des signes officiels de qualité dans les négociations internationales. «Un enjeu majeur», malgré l'hostilité des États-Unis à  reconnaître ces démarches dans le cadre du traité actuellement en cours de discussion avec l'Europe.
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