Aller au contenu principal

Sécheresse: les éleveurs des Pyrénées-Atlantiques seront indemnisés

 La totalité du département des Pyrénées-Atlantiques a été reconnue en calamité pour les pertes de fourrage liées à la sécheresse.

file-Poitou-Charente, Pays de Loire, Bretagne, Normandie, Picardie, contreforts ouest du Massif Central La sécheresse a considérablement atteint les éleveurs de tout l'ouest et du nord de la France © Yannick Allongue Le Sillon
Suite à la sécheresse très marquée en 2022, le département a été découpé en trois zones auxquelles des taux de pertes différents ont été appliqués.
© Yannick Allongue - Le Sillon

Le comité national de la gestion des risques en agriculture (CNGRA) s’est réuni le 9 décembre pour statuer sur les demandes de reconnaissance en calamités agricoles pour les pertes de fourrages liées à la sécheresse de 2022. Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, en avait fait la promesse lors de la rencontre avec les représentants du monde agricole qui s’était tenue le 24 novembre dernier en marge du congrès de l’AGPM. Les Pyrénées-Atlantiques, en finalisant leur dossier à temps, ont pu rejoindre les douze départements ayant déjà fait l’objet d’une reconnaissance partielle lors de la session du 28 octobre.

Dix-sept départements font aujourd’hui l’objet d’un traitement définitif. Par rapport au calendrier habituel de versement des calamités sécheresse, c’est plus de quatre mois d’avance. Dans un contexte où les agriculteurs sont touchés par les crises climatiques et économiques, cet apport de trésorerie permettra certainement d’éviter quelques décapitalisations. S’ajoute à l’accélération du calendrier, la décision exceptionnelle du gouvernement de faire passer le taux d’indemnisation de 28% à 35%.

L’état est au rendez-vous

«Une première en matière de calamités agricoles sur sécheresse à la mesure de l’engagement de l’État pour accompagner la Ferme France» peut-on lire sur le communiqué de presse du ministère publié le 9 décembre.

Le ministre y déclare que «Les aléas climatiques répétés de 2022 ont fragilisé nos agriculteurs. Conformément à nos engagements, et grâce à des procédures accélérées, des calendriers compressés et une meilleure indemnisation, les agriculteurs bénéficient d’un apport de trésorerie crucial. L’État est et continuera d’être au rendez-vous de notre agriculture pour aider nos éleveurs à surmonter ces épisodes climatiques et les pertes engendrées.»

Par un travail minutieux sur le terrain, les conseillers spécialisés de la chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques ont pu établir les taux de perte réelle de fourrage selon les secteurs. Les données ont été transmises à la DDTM qui a déposé le dossier à la CNGRA. Alors que le comité ne voulait retenir qu’une partie du département, les représentants de la chambre d’agriculture, de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs se sont battus pour que l totalité du territoire basco-béarnais soit pris en compte, explique Marc Aramendi, directeur de l’organisme consulaire.

Le comité a retenu finalement l’ensemble du département qu’il a divisé en trois zones auxquelles des taux de pertes différents seront appliqués : 49% pour la zone montagne basque, 32% pour le Nord-Est et 42% pour le reste du département. La chambre d’agriculture estime l’enveloppe pour les Pyrénées-Atlantiques à 13 millions d’euros.

À partir de janvier, les agriculteurs pourront déposer un dossier dématérialisé de demande d’indemnisation. Pour en bénéficier, les pertes en fourrage doivent représenter au moins 11% du produit brut de l’exploitation.

Une pointe de déception

La chambre d’agriculture informera les exploitants dès que la procédure sera établie par les services de l’État et accompagnera les agriculteurs dans leur démarche en proposant des permanences pendant la période de déclaration.

Les indemnisations pour les dix-sept départements ont été réévaluées de 98,6 à 123 millions d’euros grâce au relèvement du taux d’indemnisation mais les comités départementaux d’expertise avaient estimé les pertes à 147,54 millions d’euros. Si la FNSEA apprécie la revalorisation, l’écart est perçu par Joël Limouzin, vice-président du syndicat, comme «un coup sur la tête qui est donné à tous les responsables des administrations décentralisées, dans les départements, ainsi que dans les chambres, qui ont travaillé sur ces expertises terrain.»

Fabrice Héricher

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Les syndicats investissent le site d'Intermarché

Après la base logistique de Scalandes, la FDSEA et les JA 40 continuent de cibler la grande distribution.

Foire du matériel d'occasion de Navarrenx

Les agriculteurs du canton de Navarrenx (Pyrénées-Atlantiques) animeront la 41e foire du matériel d’occasion dans…

La FDSEA et JA 40 poursuivent leur mobilisation et ciblent la grande distribution

Les représentants syndicaux ont été extrêmement déçus par les échanges avec la préfète et ses services. Des actions ciblent…

Les agriculteurs sonnent la révolte

Au fil des heures, les mobilisations  lancées par les FDSEA et JA des Pyrénées-Atlantiques et des Landes s’intensifient,…

Démonstration de force paysanne en Béarn et au Pays basque

Récit d’une semaine de mobilisation syndicale à Pau et à Bayonne.

L'agriculture attire encore les jeunes

Le Comité territorial installation transmission (COTI) a dressé le bilan 2023 de l’installation dans le département. La…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon