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Première collecte des huiles agricoles usagées dans les Landes

Pour la première fois dans le département, la chambre d’agriculture et la CUMA 640 organisent une collecte des huiles agricoles usagées.

file-Trois litres d’huiles usagées peuvent donner environ deux litres d’huiles régénérées.
Trois litres d’huiles usagées peuvent donner environ deux litres d’huiles régénérées.

Fin février, toutes les huiles de vidanges (huiles noires) et hydrauliques (huiles claires) seront collectées gratuitement par la société Sevia, filiale de Veolia et partenaire de l’opération. Ce service sera également assuré par la société Chimirec Dargelos agréée par la préfecture des Landes. Il y aura deux poitns de collecte: à la CUMA de Sainte-Colombe, pour le secteur de Hagetmau, et à la CUMA de Pey, pour le secteur de Saint-Vincent-de-Tyrosse.

«Cette initiative est partie du constat sur une exploitation agricole, précise Vincent Baeckler, conseiller mission de la valorisation agricole des déchets (MVAD) à la chambre d’agriculture. Nous avons observé la présence de petits bidons éparpillés. L’objectif est donc d’opérer collectivement pour récupérer toutes ces petites quantités sur les propriétés».

«Des huiles régénérées par re-affinage»

Comme le souligne le salarié de la chambre, «toutes les huiles collectées seront régénérées par re-affinage». Au final, trois litres d’huiles usagées donneront environ deux litres d’huiles régénérées. En revanche, pour recycler le fluide, ce dernier doit respecter des conditions. «En l’occurrence, il ne doit pas contenir de polychlorobiphényles (vidange des transformateurs), de chlore (diluants), ni d’eau (la teneur doit être inférieure à 5%)», complète-t-il.

Afin d’avoir une traçabilité des différents lots d’huiles traitées, la société Sevia procédera à la prise d’un échantillon. Un des échantillons sera remis au détenteur et devra être conservé durant un an. Un autre sera analysé pour déterminer la conformité des huiles.

En cas de non-respect des propriétés des huiles usagées détecté lors de l’analyse, «le détenteur de la dite pollution se verra facturer tous les frais liés à cet incident : stockage, destruction, contamination…», ajoute Vincent Baeckler. En cas de doute sur la nature du fluide, il sera possible de réaliser une analyse avant la collecte.

Concernant l’inscription, les agriculteurs intéressés doivent se connecter sur le site de la chambre d’agriculture www.landes.chambagri.fr. «Tous les gisements seront évalués», souligne le conseiller. Les agriculteurs inscrits seront ensuite contactés individuellement.

Cette opération s’inscrit clairement dans une démarche de durabilité. Comme le souligne Vincent Baeckler, «cette collecte réalisée cette année a pour vocation d’être pérennisée sur l’ensemble du département».

Renseignement auprès de Vincent Baeckler, mission de valorisation agricole des déchets vincent.baeckler@landes.chambagri.fr. Tél. : 05.58.85.45.30

 

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