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Méthanisation : 25 éleveurs landais lancent un projet d'usine

Une vingtaine d'agriculteurs landais souhaitent monter une unité de méthanisation en CUMA.

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Pour diminuer la facture énergétique d'une exploitation, on peut moins consommer d'électricité ou fabriquer sa propre énergie. À côté du solaire photovoltaique déjà  présent chez de nombreux agriculteurs, se développent des projets de méthanisation. Dans les Landes, la CUMA (Coopérative d'utilisation de matériel agricole) de la Vallée des Longs, qui regroupe 25 agriculteurs autour de Bretagne-de-Marsan a ainsi le projet de créer sa propre unité. « Nous sommes un groupe d'éleveurs et nous souhaitons produire de l'énergie renouvelable pour diversifier notre activité », explique Joël Bats, membre de la CUMA. Le principe de la méthanisation est simple. Des matières organiques (lisiers, fumiers, paille, déchets végétaux, graisses animales) mises en fermentation en l'absence d'air produisent du méthane. À l'aide d'un co-générateur, ce gaz est transformé en électricité qui peut être réinjectée sur le réseau EDF. Une tonne de fumier de vache à  30 % de matière sèche permet ainsi la production de 157 kWh électriques et 225 kWh thermiques. Dans sa démarche, la CUMA de la Vallée des Longs s'est rapidement rendue compte que « la valorisation électrique seule (11 centimes d'euro par kWh pendant 15 ans) n'était pas viable ». C'est pourquoi, elle s'est adressé à  l'hôpital Nouvielle pour lui vendre la chaleur produite. L'établissement paraît très intéressé et devrait rendre sa réponse d'ici quelques semaines. Si elle est positive, l'investissement de 3,5 M€ pourra être lancé. Le projet de la CUMA a, en effet, été retenu dans l'appel à  projet national lancé en juin dernier et a obtenu une subvention de 365.000 €. Elle en espère d'autres du conseil général, du conseil régional et de l'Europe. 9000 tonnes de fumier, 13.000 tonnes de lisiers et 3.300 tonnes de boues des stations d'épuration de Mont-de-Marsan et Saint-Sever seront traitées chaque année. Suivant les aides que la CUMA obtiendra, l'investissement sera rentabilisé en 5 à  13 ans. Cécile Agusti
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