Les ventes d'engrais font du yo-yo
Les fertilisants, facteurs de production importants pour les cultures, évoluent dans un marché de plus en plus volatil. Sur les quatre premiers mois de 2012, les livraisons de fertilisants aux agriculteurs français ont été en très forte baisse. Cet effondrement, chiffré à - 67% en tonnes de produits, «illustre la forte variabilité de la commercialisation d'une campagne à l'autre», a commenté Joël Morlet, président de l'Unifa (Union nationale des industries de la fertilisation), lors de son assemblée générale le 8 juin.
Les ventes d'engrais dans le mondeLes ventes totales d'engrais ont atteint les 221 millions de tonnes en 2011, soit une hausse de 4% par rapport à 2010, a indiqué, le 13 juin dernier, l'association internationale des industrielles de la fertilisation (IFA). La demande mondiale devrait progresser de 2,8% en 2011-2012 et d'encore 2,5% en 2012-2013, pour atteindre 181millions de tonnes. Ceci serait lié à la volonté des agriculteurs d'accroître leur productivité, notamment en mais et en oléagineux.
Pour les cinq prochaines années, le sud de l'Asie devrait participer pour 60% à cette hausse selon l'IFA. La demande mondiale devrait atteindre les 193millions de tonnes d'ici 2016-2017, ce qui correspondrait à une croissance moyenne annuelle de 2,1% de la demande mondiale. La hausse de la demande dans les cinq prochaines années devrait se concentrer sur la potasse(+3,7% an), les phosphates (+2,3% an) et l'azote (+1,5% an). Enfin, près de 250 usines d'engrais devraient sortir de terre dans les cinq ans au niveau mondial, mais l'IFA prévoit des retards de 6 à 18 mois sur la réalisation de près de la moitié de ces projets. Le marché pourrait continuer à être tendu à court terme, mais pourrait faire face à des excédents à moyen terme.