Aller au contenu principal

Les sondes au service de la précision de l'irrigation

Face aux restrictions croissantes qui pèsent sur l'irrigation, l'optimisation de la ressource en eau est au centre des préoccupations des irrigants qui accordent de plus en plus d'importance à  leurs outils de pilotage. Parmi eux, les sondes de mesure de l'état hydrique du sol sont de précieux indicateurs pour décider de la mise en route et de l'arrêt de l'irrigation.

file-9258
Technologie bien connue et qui fait ses preuves depuis plus de vingt ans, la sonde tensiomètrique reste le moyen le plus abordable pour faire du pilotage. Cette technologie n'a pas évolué, mais ces dernières années, la télémétrie a permis d'améliorer le suivi des mesures pour être plus réactif. Cette évolution renchérit toutefois son prix: de 600 à  700 euros pour 6 sondes avec l'enregistrement au champ à  1250 euros avec un boîtier de transfert des données par GPRS. La fiabilité de leur mesure est conditionnée par la mise en place contraignante de trois paires de sondes, pour trois points de mesure à  deux profondeurs différentes. Un service de pilotage De développement plus récent, les sondes capacitives offrent une mesure directe de l'humidité du sol avec une bonne précision et surtout, peu de dispersion des mesures. Les sondes multicapteurs permettent un seul point de mesure. Revers de la médaille, leur coût élevé (1000 à  3000 euros la sonde) ne favorise pas leur utilisation en individuel. Autre contrainte, l'installation des sondes et l'interprétation des mesures demandent une technicité et un investissement personnel pour tirer parti de leur potentiel. On comprend mieux pourquoi ces équipements se sont principalement développés par l'intermédiaire de coopératives, de groupements de producteurs ou encore de chambres d'agriculture. Les agriculteurs peuvent ainsi souscrire à  un service de conseil, sans avoir à  investir dans les sondes et à  se former pour leur utilisation. Solution intermédiaire, l'irrigant s'équipe de sondes et se fait assister pour le suivi et l'interprétation des mesures. Distributeur des sondes Sentek, Agralis propose, par exemple, un conseil à  l'irrigation qui va de 150 à  500 euros par an. Un précieux apport Outre les cultures industrielles à  forte valeur ajoutée, les sondes capacitives intéressent surtout les maisiculteurs qui ont une ressource en eau limitée ou qui souhaitent valoriser leur ressource sur une plus grande surface. Le pilotage du mais peut être précédé par celui des céréales durant la période cruciale de mars à  mi-mai. L'agriculteur déplace ensuite ses sondes pour les mettre dans le mais. Cette double utilisation améliore le retour sur investissement. En pratique, la précision des sondes capacitives permet de mieux appréhender la dynamique de l'eau et l'activité racinaire. La technologie permet d'anticiper ce qui se verra sur la culture dans les heures ou les jours à  venir. Attention toutefois à  ne pas se fier uniquement à  leur mesure. Les bilans hydriques et la connaissance précise de la pluviométrie ne doivent pas être négligés. D'où l'intérêt, selon certains spécialistes, d'utiliser en complément une station météo au champ qui pourra partager le même dispositif d'enregistrement et de transfert des données que les sondes. Michel Portier
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Tracteur, agriculteurs sur le boulevard des Pyrénées et un pont landais
Crise agricole : une semaine d’actions syndicales

Les FDSEA  et JA des Landes et des Pyrénées-Atlantiques ont mobilisé leurs troupes, avec des revendications communes au…

Le portail « voyageur » a retrouvé sa place devant les locaux de la DDTM

En l’espace de deux semaines, l’action conduite par le réseau FDSEA/JA a fait parler d’elle et a permis de mettre en exergue…

DNC : les fausses informations débunkées

De nombreuses fake news circulent sur les réseaux sociaux au sujet de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Voici quelques…

Les salariés de Grabé-Bidau devant le showroom
Grabé-Bidau, une entreprise familiale au service de l’agriculture depuis 60 ans

Créée en 1965 à Lombia (64) par Jean Grabé-Bidau et son épouse Marie-Thérèse, l’entreprise de mécanique agricole rayonne…

La Passem parcourra 2 000 km pour promouvoir “La Langa Nosta”

La 5e édition s’élancera de Bedous, en vallée d’Aspe, le 30 avril prochain. Durant 10 jours et 9 nuits, des…

DNC : la levée de la ZR 6  lance une douce reprise des mouvements

C’est un premier soulagement pour les éleveurs du Sud-Ouest. Après plusieurs semaines de blocage, Robin Barbé, installé à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon