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Les semis touchent à leur fin, mais les maïs patinent

Si la quasi-totalité des surfaces ont été implantées dans la région, les levées ont été ralenties par la fraîcheur des températures.

file-Si les maïsiculteurs ont bénéficié de conditions favorables pour réaliser les semis de maïs durant le mois d’avril, le développement des cultures est freiné jusqu’ici par le manque de chaleur et d’ensoleillement. © Le Sillon
Si les maïsiculteurs ont bénéficié de conditions favorables pour réaliser les semis de maïs durant le mois d’avril, le développement des cultures est freiné jusqu’ici par le manque de chaleur et d’ensoleillement. © Le Sillon


Le bulletin Céré’Obs (l’outil de suivi hebdomadaire de l’état d’avancement des céréales mis en place par FranceAgrimer) du 10 mai, faisait état de 95% des surfaces de maïs semées en France. Dans le territoire de l’ex-région Aquitaine, ce taux atteignait 93%. En 2020, à la même date, il se situait «seulement» à 80%. Cette campagne 2020 se caractérise effectivement par un niveau d’avancement des ensemencements de maïs sensiblement supérieur à la moyenne des cinq dernières années.

Des chiffres similaires étaient annoncés pour le territoire de Midi-Pyrénées, tandis que d’autres régions étaient encore plus avancées début mai, avec un taux de semis à 99% en Poitou-Charentes et en Alsace. «Dans le Sud-Ouest, hormis quelques parcelles de maïs fourrages ou quelques contextes très spécifiques, les semis touchent effectivement à leur fin», confirme Clémence Aliaga, ingénieure régionale au sein d’Arvalis, l’Institut du végétal.

La sole en baisse en France

Il faut dire que ce printemps, les maïsiculteurs ont bénéficié de fenêtres météorologiques favorables. «Beaucoup de chantiers d’ensemencement avaient été réalisés avant l’épisode de pluie qui est intervenu fin avril», note l’ingénieure.
Outre une progression rapide des semis, ce début de campagne culturale pour le maïs grain se démarque ensuite par la fraîcheur du climat. Les températures basses se traduisent par des levées poussives et parfois irrégulières. «Clairement, on a vécu pour l’instant des conditions assez particulières, constate Clémence Aliaga. Les maïs ont manqué de chaleur jusqu’ici. On sait qu’en dessous de 6 degrés, ils ne poussent pas… C’est pourquoi, on voit sur le terrain des cultures qui ont tendance à patiner à peu près partout».

Cette croissance ralentie peut avoir pour conséquence une présence accrue des adventices, qui profitent de l’espace laissé par les plantes. Un autre effet concerne la pression en ravageur. «Jusqu’ici, il n’y a pas eu de signalements extrêmement important dans la région. Là encore, le développement de la plupart des ravageurs est freiné par la fraîcheur, note Clémence Aliaga. Lorsque celles-ci vont remonter, la situation pourrait changer, notamment pour les taupins».

Dans sa note de conjoncture publiée le 11 mai 2021, Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, a livré ses premières estimations de surfaces de maïs, tournesol et soja implantées pour la campagne 2021. La sole de maïs grain (y compris semences) reculerait de 10,1% par rapport à 2020, pour atteindre 1,5 million d’hectares. Toutefois, ce niveau est proche de la moyenne quinquennale (2016-2020).

F. Brèthes
 

 

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