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Les autorités sanitaires engagent la lutte contre la prolifération de l’ambroisie

L’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine tire la sonnette d’alarme. La prolifération de cette plante cause un lourd impact sanitaire et économique.

L’Anses a estimé qu’entre 1 million et 3,5 millions de personnes seraient allergiques à ses pollens, qui sont produits de fin juillet jusqu’à fin octobre, avec un pic au mois de septembre.

Extrêmement allergène et très répandue dans le Sud-Ouest, l’ambroisie est devenue un véritable problème de santé publique. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a estimé qu’entre 1 million et 3,5 millions de personnes seraient allergiques à ses pollens, qui sont produits de fin juillet jusqu’à fin octobre avec un pic au mois de septembre. Une exposition répétée provoque l’apparition de symptômes : rhinite, conjonctivite, trachéite, urticaire, eczéma et dans 50 % des cas, apparition ou aggravation de l’asthme.

Les coûts annuels de l’impact sanitaire associé à cette plante sont estimés entre 59 millions et 186 millions d’euros pour la prise en charge médicale (médicaments, consultations, etc.) ; entre 10 millions et 30 millions d’euros pour les pertes de production liées aux arrêts de travail ; entre 346 millions et 438 millions d’euros pour le coût de la perte de qualité de vie pour les personnes allergiques.

Plateforme de signalement

Face à l’ampleur du problème, les autorités sanitaires invitent la population a engager la lutte. L’ARS Nouvelle-Aquitaine est en première ligne. L’agence apporte ainsi son appui aux préfets dans la mise en place et le suivi des plans de lutte contre les ambroisies. Elle pilote également des actions dans le cadre du plan régional santé environnement et mobilise les services de la Fredon et des centres permanents d’initiatives pour l’environnement pour animer un réseau de surveillance et de coordination de la gestion des signalements des ambroisies dans chaque département. « Il faut prévenir et sensibiliser le grand public et les professionnels sur les ambroisies », souligne l’ARS.

Comment participer à la lutte contre l’ambroisie ? Avant la floraison (jusqu’à fin juillet), « enfilez des gants et arrachez les plants. Vous pouvez ensuite les composter, les amener en déchetterie ou les laisser se dégrader naturellement au sol ». Pendant ou après la floraison (début août à octobre), « ne faites rien ! Vous risquerez d’aggraver la situation en répandant les graines… Attendez le printemps prochain, de nouveaux plants renaîtront et vous pourrez les arracher avant leur floraison ».

Chacun peut également signaler une zone infestée sur la plateforme interactive “signalement ambroisie” : signalement-ambroisie.atlasante.fr. Ce signalement sera transmis au référent ou, à défaut, à la mairie de la commune concernée. Le référent a accès à la cartographie des signalements faits sur son territoire. « En agissant pour éviter l’apparition et la dissémination de ces plantes, il est possible de réduire les risques d’allergie et de contribuer à servir l’intérêt collectif de santé publique », conclut l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

 

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