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Le strip-till, une alternative au labour

Originaire des États-Unis, le strip-till a fait ses premiers pas en Europe, il y a quelques années. Alternative au labour ou à  certaines techniques de culture simplifiées, le strip-till propose un principe simple: ne travailler qu'une faible bande de terre autour de la ligne de semis pour les cultures à  fort espacement entre rangs (mais, colza, tournesol, betteraves).

file-Le strip-tiller est un outil combinant disques et dents et ne travaillant qu'une faible bande de terre, en amont d'un semis d'une culture à  fort écartement entre rangs. © Réussir
Le strip-tiller est un outil combinant disques et dents et ne travaillant qu'une faible bande de terre, en amont d'un semis d'une culture à  fort écartement entre rangs. © Réussir
Avec le strip-till, chaque rang se compose d'un disque ouvreur, souvent jouxté de roues de jauge, suivi généralement d'étoiles chasse-débris. Puis vient la dent, qui travaille à  une profondeur de 15 à  20 cm, associée à  deux disques (gaufrés, concaves crantés) créant un billon. Enfin, un petit rouleau escamotable ferme la marche. Par ailleurs, des conduites permettent bien souvent d'apporter l'engrais starter au pied de la dent lors du dernier passage. Le nombre de passages de strip-tiller dépend de la nature du sol. Dans les sols argileux, le premier passage s'effectuera à  l'automne, afin de laisser le gel hivernal faire son travail. Le second passage a lieu quelques jours avant le semis. Dans les sols plus légers, un unique passage 10 à  20 jours avant le semis suffit. Quoi qu'il en soit, le strip-tiller devient l'unique outil de travail du sol précédant le semis. Pour un travail efficace, une puissance de 20 à  25 chevaux est indispensable pour évoluer à  une vitesse de 8-10km/h nécessaire au bon émiettement du sol. Deux fois moins de carburant Lors du semis, il suffit de laisser les bras de relevage suffisamment libres pour que le semoir prenne le chemin le plus facile, c'est-à -dire la bande de terre meuble. En ne travaillant qu'une faible proportion de la surface, le strip-tiller autorise des débits de chantier plus élevés. Un tracteur de 150 chevaux attelé à  un appareil 6 rangs à  75cm d'écartement travaillera autour de 3 hectares en une heure, alors qu'il en retournera la moitié avec une charrue 7 corps. Il en ressort naturellement une réduction drastique de la consommation de carburant. De même, le strip-till offre plusieurs avantages agronomiques. Comparé à  certaines techniques de travail superficiel, le strip-till permet un bon développement racinaire, notamment pour les cultures à  racines pivotantes. Les quelques essais en mais et en betteraves ont également montré des gains potentiels de rendement. Le réchauffement de la terre sur le rang et la fraîcheur conservée entre les rangs contribuent en effet au bon développement des cultures. Par ailleurs, la part du sol non travaillée assure une meilleure portance, un meilleur ressuyage, tout en réduisant les risques d'érosion. La vie microbienne n'y est pas perturbée et les premiers agriculteurs qui se sont essayés au strip-till ont observé une démographie croissante des vers de terre. Concernant les phytosanitaires, le fait de laisser les résidus végétaux ou le couvert grillé entre les rangs retarde la germination des adventices. En outre, l'absence de travail du sol ne génère pas de lit de semence favorisant leur développement: cela laisse le temps à  la culture implantée de couvrir la surface du sol et limite le besoin en herbicides. En revanche en monoculture, le strip-till tend à  augmenter le risque de transmission de maladies fongiques. L. Vimond
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