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Le Foll en quête d'abondance

La visite de Stéphane Le Foll à  Clermont-Ferrand, n'est pas passée inaperçue. Dans des travées bondées, il aura été plus généreux en poignées de main qu'en annonces ministérielles.

Un petit tour et puis s'en va ? A priori, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, ne mange pas de ce pain-là . La visite qu'il a effectuée au Sommet de l'élevage, le jeudi 4 octobre à  Clermont-Ferrand, avait en effet plus des allures de balade que de marathon. Pas avare en poignées de mains, il a pris le temps de discuter avec les éleveurs, avec les exposants et les responsables professionnels, ne ménageant pas ses encouragements, ni les occasions de déguster un produit du terroir. Paraîtrait même qu'il aimerait beaucoup le bleu d'Auvergne Mais attention, qu'on ne s'y trompe pas, ne voyez pas dans la décontraction de Stéphane Le Foll le signe d'un défaut de détermination. « Je suis dans le discours ambitieux pour l'élevage et en même temps en mesure de le concrétiser », a martelé le ministre. Au discours aux accents lyriques de Pierre Chevalier, président de la FNB, vantant le patrimoine précieux de la France tout en démontrant habilement « qu'on ne peut pas produire de la viande bovine avec les pissenlits et les pàquerettes », le ministre a répondu « je ne veux pas que la France devienne un pays spécialisé dans les céréales. Un grand pays agricole, c'est aussi de la production bovine, ovine, caprine et porcine ». Voilà  pour l'intention, pour ce qui est des moyens, les propos se sont faits plus généralistes. Nouveaux mécanismes
Le ministre a évoqué une rencontre prochaine entre l'amont et l'aval des filières impliquant la distribution pour caler la mise en oeuvre opérationnelle de l'accord cadre du 3 mai. Cet accord prévoit que les représentants de producteurs, transformateurs et distributeurs des filières porcine, bovine et de la volaille s'engagent à  ouvrir des négociations sur les conditions de vente des produits issus de ces trois filières d'élevage en cas de variation excessive à  la hausse et à  la baisse des prix des aliments. Force est de constater que sa mise en musique n'est pas si évidente, d'où l'intérêt de battre le rappel.
Sur la politique agricole commune, Stéphane Le Foll a rappelé « que la position de la France n'avait pas changé. Nous défendrons le maintien du budget ». Plus dans le détail de la prochaine réforme, il s'est dit vigilant, pour « qu'à  côté de la convergence des aides, il y ait une mécanique de découplage permettant de soutenir l'élevage, et plus globalement la polyculture élevage ». En matière de production laitière, là -aussi pour le ministre de l'agriculture, fin des quotas ne doit pas être synonyme de bérézina. « Il nous faut des mécanismes un peu nouveaux pour gérer ces marchés et retrouver de la coopération au niveau européen ». Un courrier a été envoyé en ce sens, pas plus tard que mercredi soir, au commissaire européen par le ministère de l'agriculture. Au chapitre du plan de modernisation des bàtiments, les nouvelles sont plutôt rassurantes puisque Stéphane Le Foll a indiqué « que des efforts budgétaires seront faits avec une priorité pour la jeunesse ». Reste à  connaître l'ampleur de ces efforts, car les temps sont durs. Si l'abondance était bien cette année en haut de l'affiche au Sommet, c'est loin d'être le cas dans les caisses de l'État. Pas à  court de formule, Stéphane Le Foll a confié qu'il aurait bien aimé être le président de l'abondance Sophie Giraud-Chatenet Délégation russe
Parmi les nombreuses délégations étrangères au Sommet, celle de la Russie a été particulièrement remarquée. Katia Roinet a passionné son auditoire. Conseillère agricole adjointe à  l'ambassade de France de Moscou, elle révélait au cours d'une conférence, l'immense potentiel d'exportation de la génétique bovine française, réputée la meilleure, vers
la Russie, l'Ukraine ou le Kazakhstan.
Depuis la chute du bloc soviétique, le cheptel a diminué de plus de 60 %.
« Tout est à  refaire », estime-t-elle.
Et si le marché des semences ou des embryons a de beaux jours devant lui, la priorité consiste d'abord à  fournir des animaux à  fort potentiel génétique, sur pieds.
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