Aller au contenu principal

Le boeuf a la côte aux arènes de Mont-de-Marsan

Samedi 2 juin, plus de cent bénévoles, adhérents du réseau FDSEA-Jeunes Agriculteurs landais, accompagnés parfois de conjoint et enfants, ont assuré la réussite, pour la troisième fois, du repas géant organisé par les syndicats après le festival Art et courage aux arènes du Plumaçon à  Mont-de-Marsan.

Malgré l'orage annoncé pour la fin de ce samedi 2 juin et des semis ou foins en cours, les bénévoles de la FDSEA et des JA ont garé leur tracteur, certains dès le matin, d'autres plus tard dans la journée. En effet, la journée n'avait pas démarré sous les meilleurs auspices, avec dès le matin l'annonce par la base aérienne de l'arrivée d'une grosse pluie à  partir 23h00. Chat échaudé craint l'eau froide il n'était pas question de risquer un repas humide comme l'année précédente et surtout la fuite des convives attendus vers des lieux plus cléments. Tables, chaises, oliviers et chapiteaux de préparation des repas (installés devant les arènes par la mairie) ont donc été déplacés par une dizaine d'agriculteurs, sous et à  proximité du boulodrome couvert de l'autre côté des arènes. Sous le regard admiratif des bénévoles de la course landaise: «Il n'y a que dans le monde agricole qu'on peut voir une telle efficacité!» Sage décision, puisque l'averse, comme prévu, s'est invitée, à  l'heure dite, alors que les derniers convives s'installaient tout juste sous le boulodrome. Au sec sous le boulodrome La pluie avait déjà  menacé les coursayres dans les arènes, sans pour autant perturber un très beau spectacle. Toreros et sauteurs ont plus que tenu leur promesse, celle de faire trembler et rêver un public conquis par un art et une technique parfaitement maîtrisés, face à  des taureaux pas toujours faciles. Après les émotions, plus de mille coursayres avaient choisi de s'offrir le repas gastronomique proposé par les agriculteurs, «question de se remémorer entre amis, autour d'un repas qui paraît alléchant, les nombreux grands moments de cette course hors norme» confie l'un d'entre eux, coincé dans la longue file d'attente qui mène au repas. Et même si de temps en temps il faut ouvrir le parapluie, comme ses compagnons de fête il garde le sourire, un verre de Tursan rosé à  la main: «Depuis combien de temps on attend, je ne sais pas Peu importe, l'ambiance est bonne, en musique, avec la banda de Samadet. L'essentiel est qu'il nous reste du boeuf!». Finalement, gràce à  une parfaite organisation, avec des responsables par activité, la dynamique équipe FDSEA-JA a servi les milles plateaux en à  peine plus de deux heures. Un sans-faute ponctué de maintes félicitations de convives ravis: repas copieux et savoureux, avec une mention toute particulière pour ce fameux Boeuf de Chalosse sur sa broche. «Une viande délicieuse, cuite à  point» selon les gastronomes. 11 heures de cuisson Pourtant là  encore, l'affaire n'était pas gagnée d'avance, avec le défi de cuire un animal de 550kg. «Je n'avais jusque-là  jamais dépassé les 500kg» avoue Guy Gensonie, le maître rôtisseur venu du Cantal, inventeur de la broche géante utilisée pour la cuisson. «Je craignais que la broche ne se plie ou que la viande ne cuise pas régulièrement». Finalement, mise en place entre 6h00 et 8h30 le matin, la bête, cuite doucement pendant 11heures, sous l'étroite surveillance de l'expert, a ravi les palais. Son découpage a exigé 3heures d'efforts de la part de cinq bénévoles, dont deux bouchers «Boeuf de Chalosse» (Destruhaux de Pontonx et Gaye de Mont-de-Marsan). À partir de 23h30, alors que la pluie s'abattait sur le boulodrome, les bénévoles FDSEA-JA et de la course landaise ont enfin pu, à  leur tour, savourer le dîner. À 2heures du matin, tout était rangé. Une longue journée pour ceux qui l'avaient démarrée à  6heures et avaient préparé le festin dans la chaleur étouffante. Mais plus que la fatigue, les bénévoles retiennent le plaisir de retrouver des collègues dans un cadre festif, une ambiance détendue. La satisfaction aussi d'avoir relevé le défi ensemble, le sourire des convives en prime. Dominique Maurel
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Parcoursup 2026 : plus de 3.300 places disponibles dans l’enseignement agricole

Pour les candidats qui n’auraient pas encore trouvé leur place dans l’enseignement supérieur, la phase complémentaire de la…

Au delà des températures caniculaires, les cultures touchées par le déficit hydrique

Si la chaleur extrême a pu affecter certaines cultures fragiles, telles que les légumes et le maïs semence, les productions…

Dans le massif de Gascogne, les prix des bois sur pied se tassent

La conjoncture économique peu favorable sur les produits transformés, les impacts du conflit au Moyen-Orient et les effets des…

Lur Berri modernise son site dédié à la production de fertilisants

À Came (64), la coopérative a rénové ses lignes de mélange, a augmenté ses capacités de stockage et prévoit de doubler ses…

«On va devoir adapter nos systèmes d’élevage aux évolutions climatiques»

Installé à Perquie, dans l’est des Landes, Joël Sillac observe les impacts du récent épisode caniculaire sur l’élevage et les…

Morlaàs : la nouvelle clinique vétérinaire La Bastide a été inaugurée

Ses nouveaux locaux se situent en bordure de la rocade (D943), au 3 chemin des Moulins à Morlaàs (64), tout près de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon