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L'agroalimentaire reste une valeur sûre du commerce extérieur français

Alors qu'un vent de pessimisme couvre les analyses du commerce extérieur français, le marché des céréales affiche des records. La France a connu des niveaux inégalés d'exportation de blé tendre. Blé dur ou orge ont aussi profité de bons débouchés à  l'export.

file-Depuis trois ans, les exportations françaises de céréales atteignent des records. Mais pour maintenir les positions, la production devra suivre sur le long terme © S.L / Réussir
Depuis trois ans, les exportations françaises de céréales atteignent des records. Mais pour maintenir les positions, la production devra suivre sur le long terme © S.L / Réussir
Malgré une reprise des exportations, le déficit français du commerce extérieur s'est creusé en 2010. Il est passé de 44 milliards en 2009 à  51 milliards d'euros en 2010. En effet, les importations en valeur ont progressé d'un niveau équivalent de 14 % en moyenne. En fait cette dégradation du solde est essentiellement imputable à  l'alourdissement de la facture énergétique consécutive à  la hausse continue des cours du baril au cours de l'année 2010 et à  la dépréciation de l'euro face au dollar. En effet, le déficit hors énergie est quasiment stable (-20 Md€ après -19,5 Md€). Et si la France a relativement bien résisté en 2010, elle le doit à  ses trois fleurons de l'exportation : l'aéronautique, l'agro-alimentaire et la pharmacie, les seuls secteurs excédentaires de nos échanges commerciaux, tous les autres étant déficitaires, qu'il s'agisse des biens d'équipements, des biens industriels et même de l'automobile. L'aéronautique a connu une année exceptionnelle en dégageant un excédent de 18,1 Md€ gràce à  la livraison de 285 Airbus, la pharmacie s'est maintenue en dégageant un excédent de 3,9 Md€. Quant à  l'agroalimentaire, il reste l'une des valeurs sûres du commerce extérieur. Après un trou d'air en 2009, (5,2 Md€ d'excédent seulement), celui-ci s'est nettement amélioré en 2010 à  7,8 Md€, sans retrouver toutefois les niveaux atteints par le passé. Ce constat ne doit cependant pas masquer la faible croissance des exportations agroalimentaires, qui a conduit à  un net recul des parts de marché de la France dans le monde. Qui aujourd'hui se fait devancer par l'Allemagne. Ce qu'a vivement déploré Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat au commerce extérieur. « Est-ce que l'agroalimentaire de l'Allemagne doit passer devant l'agroalimentaire français ?» s'est-il interrogé, alors que notre pays dispose d'une certain nombre d'avantages comparatifs en la matière.Se rassembler pour une continuité des exportations Contrairement à  l'Allemagne, l'appareil d'exportation français est sous-dimensionné et cela vaut aussi pour l'agroalimentaire. Quant la France aligne 90 800 entreprises exportatrices, l'Allemagne en déploie 400 000. «2,5 entreprises sur 100 exportent en France, contre 12 sur 100 de l'autre côté du Rhin » observe Pierre Lellouche. D'ailleurs, le nombre d'entreprises exportatrices ne cesse de se réduire (-1 % entre 2009 et 2010 et -16 % en dix ans), un phénomène qui touche surtout les plus petites d'entre elles. Et quand elles exportent, c'est souvent par intermittence. Sur les 90 800 exportatrices, « seules 54 000 exportent régulièrement au-delà  de cinq ans », constate le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur. « La réponse n'est pas dans l'euro (souvent décrié par les entreprises, ndlr), mais elle est industrielle » clame Pierre Lellouche qui appelle les entreprises françaises à  se rassembler sur les marchés exports, plutôt que d'y aller en ordre dispersé. Comme dans l'agroalimentaire où les pouvoirs publics donneront l'exemple. En demandant à  toutes les entreprises de l'agroalimentaire de se ranger sous le pavillon France dans les quelque 170 salons internationaux où notre pays sera présent en 2011. D'ailleurs le secrétaire d'Etat qui a pris conscience de l'importance économique de ce secteur devrait présenter prochainement un plan de relance. 
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