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L'agriculture française peut-elle rester dans la course de la compétitivité?

Philippe Mangin, président de Coop de France, estime que la France devra lever un certain nombre d'obstacles pour rester dans le rang dans le domaine agricole et agroalimentaire, sinon ses filières seront laminées.

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Philippe Mangin, président de Coop de France © Réussir

Philippe Mangin, président de Coop de France © Réussir
Nous sommes dans l'inquiétude ». Au-delà  de la situation internationale très incertaine, avec la crise de l'euro et le report des projets d'investissements qu'elle induit, Philippe Mangin, le président de Coop de France n'est pas très optimiste sur l'avenir de l'agriculture et des filières agroalimentaires. Et de pointer de nombreux obstacles qui empêchent les filières de se déployer en France comme à  l'étranger. D'abord le manque de compétitivité de nos filières. Les entreprises croulent sous le poids des charges, du coût de la main-d'oeuvre, de la fiscalité et d'une réglementation tatillonne. Le diagnostic est partagé, y compris en haut lieu, observe-t-il, mais les réponses des pouvoirs publics tardent à  venir. Le poids des charges franco-françaises Coté entreprise la création de valeur ajoutée est en panne, « il faut qu'on soit meilleur » insiste-t-il, soit en segmentant les marchés, soit en jouant sur l'effet de taille, pour affronter la grande distribution, notamment. Et de déplorer aussi la frilosité de la France, en matière d'innovation. Contrairement aux pays d'Amérique du sud par exemple qui jouent à  fond, la carte des biotechnologies. La volatilité des prix à  laquelle il faudra bien s'habituer est également un frein au développement des entreprises. Et notamment la financiarisation des marchés « qui est en marche ». Philippe Mangin regrette que les dispositifs de régulation tardent à  se mettre en place, malgré les recommandations du G20 que Coop de France soutient, bien entendu. Besoins de régulation Enfin une des faiblesses bien françaises est illustrée par l'insuffisance de l'organisation des producteurs. Et de citer les fruits et légumes dont une partie de la crise actuelle s'explique par le manque d'organisation et la résistance à  la mise en oeuvre de la contractualisation. « Le regroupement de l'offre reste un des objectifs à  atteindre, à  condition qu'il s'inscrive dans une démarche de filière » insiste le président de Coop de France. Une remarque qui vaut pour le secteur bovin dans lequel le secteur coopératif ne représente que 35 % du marché.
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