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L'Adelga maintient le cap

À contre-courant des difficultés qui affectent la filière, l'association des éleveurs des gaves et de l'Adour basée à  Orthez (Adelga) qui tenait son assemblée générale le 7 mars dernier à  Bérenx poursuit une dynamique positive et multiplie les actions en faveur de ses adhérents..

Après le rapport financier, faisant état d'une situation saine, l'activité de l'exercice 2013 de l'Adelga a été passée au crible. Malgré une baisse du nombre d'éleveurs dans son principal département d'implantation, à  savoir les Pyrénées-Atlantiques, l'association est parvenue à  maintenir ses effectifs, avec 617 éleveurs adhérents. Une évolution positive est également constatée au niveau du collège acheteurs, composés pour majorité de négociants mais aussi de chevillards ou bouchers/abatteurs. Quarante-huit opérateurs y sont aujourd'hui répertoriés. Des filières en bonne santé Au niveau commercial, l'année écoulée a été marquée par une progression significative des ventes de broutards (+14%). Éric Dolhagaray, technicien de la structure, explique cette évolution «par une amélioration de la productivité par rapport aux années précédentes, durement touchées par les contrecoups de l'épisode de fièvre catarrhale ovine, mais également par un moindre taux de renouvellement dans les cheptels». Le nombre de vaches de réformes commercialisées enregistre également une progression. Cette filière se porte bien, avec une augmentation des cours de 10 à  15%. «Un manque de marchandises se fait toujours ressentir», note le technicien. Au niveau des vaches maigres, «face à  une demande accrue liée à  une décapitalisation nationale, les cours soutenus ont incité de nombreux éleveurs à  vendre des vaches». Au final, seule la filière veau sous la mère affiche une légère baisse de volume, d'un peu moins de 4%. «La disparition d'éleveurs ajoutée à  des abattages de cheptels pour cause de tuberculose explique en grande partie ce recul alors que les prix sont en augmentation, avec une moyenne de 7,40 euros par kilogramme de carcasse en 2013», commente le président, Bruno Labèguerie, lui-même éleveur à  Orègue, dans le canton de Saint-Palais. En quête de veaux sous la mère Malgré sa position de deuxième organisation de producteurs d'Aquitaine pour cette filière, l'Adelga est toujours en quête de nouveaux éleveurs de veaux sous la mère. «Nous regrettons qu'en hiver nos chevillards ne puissent approvisionner tous leurs points de vente par manque de marchandises», note le président. Au-delà  du bilan commercial, une activité importante a été observée au niveau des projets bàtiment. Le nombre de dossiers accompagnés par l'association a quasiment doublé. Les responsables y voient les signes «d'une dynamique au niveau de nos adhérents et d'un souhait d'améliorer les conditions de travail puisque, contrairement à  ce qu'on peut penser, les trois quarts des dossiers ont été déposés par des éleveurs n'ayant plus le statut de jeune agriculteur». Appui et formation L'année écoulée a aussi été marquée par plusieurs actions en faveur des adhérents, à  commercer par un coup de pouce à  la finition des gros bovins. Au même titre que d'autres organisations de producteurs, l'Adelga a participé à  un dispositif financier, conduit avec les banques, visant au versement d'un capital dès la mise à  l'engraissement des animaux. L'idée de cet outil est de lever le frein que peut constituer un capital immobilisé important en permettant à  l'engraisseur de bénéficier d'une trésorerie immédiate. Enfin, un premier groupe de cinq adhérents de l'Adelga a participé à  une formation dédiée à  la pratique du pàturage tournant. Cette démarche, menée en collaboration avec une entreprise spécialisée, a été imaginée l'an dernier. À la vue des atouts que revêt cette pratique vis-à -vis de la conduite des troupeaux, ces formations devraient être encouragées à  l'avenir. Soutien au remplacement À l'issue de l'assemblée générale, les dirigeants de l'association ont souhaité s'attarder sur les enjeux du service de remplacement en agriculture. Les discussions ont notamment porté sur la présence du contrat assurance main-d'oeuvre, imaginé en partenariat entre le service de remplacement des Pyrénées-Atlantiques, Groupama et la MSA Sud Aquitaine. En pratique, la MSA verse déjà  une aide de 11,25 euros par heure dans les quinze premiers jours à  compter du début de l'arrêt de travail initial (dans la limite de 80 heures), soit un reste à  charge pour l'exploitant d'environs 8€/heure. Avec la prise en charge réalisée par Groupama au travers de ce contrat (qui va au-delà  des 15 premiers jours), le reste à  charge n'est plus que de 5€/heure. Le président Labèguerie a profité de l'occasion pour annoncer une aide de 2€/heure, plafonnée à  cent heures, accordée par l'Adelga depuis le 1er janvier 2014. F. Brèthes
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