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La Région déploie un nouveau plan de 5 millions d’euros pour soutenir la filière viticole

Le mercredi 14 octobre, Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Lydia Héraud, conseillère régionale déléguée à la viticulture et aux spiritueux, ont dévoilé les modalités du plan de relance en faveur de la filière viticole, au cours d’une conférence de presse.

Dans la variété des reliefs géographiques et des microclimats, certains terroirs ont souffert plus que d’autres mais tous enregistrent des chutes de volumes.

Sans s’étendre sur le contexte de commercialisation tendu et les difficultés structurelles amplifiées par la crise sanitaire, Lydia Héraud a détaillé ce dispositif, co-construit de manière plus globale depuis plusieurs années. «Nous dotons le projet de 5 millions d’euros qui s’ajoutent aux 6 millions déjà engagés pour la filière. Avec cette enveloppe globale de 11 millions d’euros, nous souhaitons pouvoir accompagner notre filière régionale à se relancer mais également la soutenir à prendre de nouveaux engagements environnementaux».

La Région souhaite déployer cette enveloppe de 5 millions d’euros sur 3 ans sans s’éloigner de son ambition environnementale liée notamment à Néo Terra (N.D.L.R. : la feuille de route dédiée à la transition écologique) et son programme VitiREV (Innovons pour des territoires viticoles respectueux de l’environnement).

Pour les responsables des interprofessions locales, parties prenantes autour de ces dossiers, ce nouveau plan tombe à point nommé. «C’est vraiment un plan de relance car il participe à relever la filière dans les jours à venir mais aussi il s’inscrit à long terme, reconnaît le président de l’interprofession des vins du Sud-Ouest, Paul Fabre. Avoir une vision sur trois ans est une chance. Le plancher de 50.000 euros est aussi capital : ce plan, ce n’est pas du saupoudrage».

Des dispositifs déjà en cours

Dans le détail, le programme régional s’articule autour de deux volets. Le premier, composé de 4 millions d’euros, sera destiné à favoriser la commercialisation des vins sous certification environnementale. Cette enveloppe s’étalera jusqu’en 2022. «Pour le premier appel à projet clôturé le 30 septembre dernier, nous avons reçu 63 dossiers en cours d’instruction», précise Lydia Héraud.

Très concrètement, ces aides peuvent être sollicitées pour financer quatre types d’actions : des animations en point de vente et pour des dégustations, accroître la visibilité en lieu de vente, organiser un accueil ou voyage de prospection commerciale ou encore participer à des salons clients. «Le taux d’aide est de 30% pour des frais liés à une présence sur foire et de 40% pour les autres opérations. Le plancher des dépenses est fixé à 50.000 € HT et le plafond à 375.000 € HT», égraine l’élue régionale.

Le deuxième volet, abondé de 1 million d’euros, sera consacré à la restructuration durable de la filière. Cette stratégie doit favoriser les entreprises à s’engager dans des certifications environnementales, à améliorer leur profil produit pour répondre aux attentes actuelles des consommateurs «et plus largement à déployer une réorientation agroécologique sur leurs exploitations», ajoute Alain Rousset. Ce fonds permettra de financer un accompagnement technique aux viticulteurs mais aussi compléter des dispositifs déjà en vigueur.

Un plan complémentaire

En effet, plusieurs programmes sont en cours. Au VitiREV doté d’un projet opérationnel de 43 millions d’euros qui s’étend jusqu’en 2027, s’ajoutent aussi 5 millions d’euros, consacrés à la «Recherche et l’expérimentation» et des aides aux conversions et aux investissements environnementaux. «Chaque année, dans le cadre de la programmation régionale export, la Région soutient à hauteur de 50% les PME et ETI de la filière, sur une trentaine de salons internationaux.»

En parallèle, 250.000 € ont également été engagés par la Région, via un stand collectif coordonné par l’Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine, pour soutenir les entreprises souhaitant aller à Prowein et Wine Paris-Vinexpo, «à ce jour maintenu», précise Lydia Héraud. Bref, avant que la situation ne tourne au vinaigre, la Région reste au chevet de cette filière régionale d’excellence.

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