La gestion des volumes d'eau pour l'irrigation fait débat
Un organisme de gestion unique remplacera en 2010 la procédure de mandataire dans le nord-est du département des Pyrénées-Atlantiques.
Le bassin de l'Adour très pénalisé
Lors des premières réunions de concertation, la profession a dénoncé les incohérences de cette réforme, tant sur le fond (base de calcul sur le volume prélevé en année sèche) que sur la forme (aucune prise en compte des éléments techniques et économiques). De son côté, le ministère de l'écologie a publié une nouvelle circulaire s'appliquant sur les bassins versants dont les futurs volumes prélevables représentent au plus 70 % des volumes prélevés aujourd'hui. Ce document ne propose comme avancées qu'un décalage du calendrier de mise en application de la réforme pour des secteurs très limités : sur le bassin de l'Adour, seuls 5.000 hectares sont concernés sur les 148.000 en zone de répartition des eaux, ZRE.
Une participation financière de l'Agence de l'Eau à hauteur de 70 % a également été avancée mais la réglementation existante et le peu de bassins concernés rendent cette mesure inopérante et inapplicable. Aussi, la profession agricole continue certes de participer aux phases de concertation. Mais elle garde la volonté de devenir cet organisme unique de gestion collective pour le compte des irrigants.