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Filière bovine
La Blonde d’Aquitaine repart en campagne

France Blonde d’Aquitaine Sélection a obtenu le renouvellement d’une campagne européenne de promotion de la race.

Objectifs visés de France Blonde d’Aquitaine : accroître la notoriété de la troisième race allaitante française (derrière le Charolais et le Limousin) encore peu connue en dehors de son bassin d’origine.
© Le Sillon

Le projet européen de promotion de la race bovine Blonde d’Aquitaine European Excellence beef vient d’être renouvelé pour une période de trois ans, a annoncé fin mars France Blonde d’Aquitaine Sélection, qui coanime l’opération avec la coopérative italienne Asprocarne Piemonte.

«Après un premier programme triennal de 1,50 M € cofinancé à 80% par l’Union européenne, nous avons décroché sa reconduction d’avril 2023 à mars2026, avec un budget de 1,70 M €», a indiqué Lionel Giraudeau, le directeur de France Blonde d’Aquitaine Sélection.

Cette somme va permettre de mener diverses actions de communication (publicités, y compris télévisées, participation à des foires et salons, formations, dégustations, etc.) menées auprès des consommateurs, des professionnels du secteur et des leaders d’opinion des deux côtés des Alpes, a précisé le responsable de l’organisme de sélection. Parmi les objectifs visés : accroître la notoriété de la troisième race allaitante française (derrière le Charolais et le Limousin) encore peu connue en dehors de son bassin d’origine, tant en France (à peine 10% de notoriété spontanée) qu’en Italie.

Les éleveurs italiens apprécient la Blonde

Si la campagne a été engagée conjointement par les éleveurs français de Blonde d’Aquitaine et leurs homologues engraisseurs italiens, c’est qu’une longue tradition de relations commerciales et techniques relie les professionnels des deux pays. «Chaque année, entre 90 000et 100 000 broutards de la race nés en France sont exportés vers l’Italie, essentiellement vers le Piémont, soit près de la moitié des jeunes mâles», précise Lionel Giraudeau. Une fois sur place, les taurillons sont engraissés jusqu’à 17/18 mois, soit environ 900 kg vif.

Les éleveurs italiens apprécient la croissance rapide de la race, ses très bons rendements en viande, mais aussi la finesse de la fibre, sa tendreté naturelle et sa couleur moins vive. Grâce au programme européen, des éleveurs français devaient aller fin mars à la rencontre des opérateurs italiens à l’occasion du salon de l’agroalimentaire Cibus de Parme.

Stimuler la consommation

Mais l’enjeu du programme consiste aussi à stimuler la consommation de viande de Blonde d’Aquitaine en France dans un contexte économique difficile pour les éleveurs. «Le cheptel français a perdu un million de vaches (sur 7,5) en quinze ans, toutes races confondues, et le secteur est confronté à une difficulté à renouveler les générations», a rappelé Lionel Giraudeau.

Ce dernier observe que la consommation de viande bovine, en légère décroissance, s’oriente vers de nouvelles habitudes de consommation mais aussi de nouvelles attentes sociétales en matière de durabilité et une faveur donnée à la production de proximité.

Éleveur de Blonde d’Aquitaine en Seine-et-Marne et président d’Interbev Île-de-France, Philippe Dufour tend à répondre à ces aspirations. Sa ferme d’une centaine de vaches allaitantes est autonome en matière d’alimentation animale, celle-ci provenant des 135ha de l’exploitation (70% en herbe et 30% de cultures). Engagé dans le programme Boviwell de certification du bien-être animal, l’élevage privilégie les circuits courts pour la commercialisation. La plupart des animaux destinés à la boucherie sont vendus à des boucheries traditionnelles, à des GMS locales et, six fois par an, en caissettes aux visiteurs d’un marché à la ferme.

Philippe Dufour ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’organisation des producteurs d’Île-de-France qu’il anime a été reconnue par le ministère de l’Agriculture à l’automne 2022. Elle doit permettre aux 35 éleveurs franciliens adhérents — de Blondes mais aussi d’autres bovins allaitants et laitiers — de développer la contractualisation avec la distribution locale, mais aussi de valoriser la viande de jeunes bovins auprès des cantines scolaires. Bien que proche de l’immense bassin de consommation de la région parisienne, une partie importante des jeunes animaux nés en Île-de-France est en effet exportée aujourd’hui sous forme de broutards vers d’autres régions françaises ou vers l’Italie.

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