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Indication d'origine : l'Aquitaine au coeur de l'action

Initiées il y a quinze ans par les agriculteurs du Sud-Ouest, et après s'être élargies aux autres régions européennes via l'Arepo, les Assises de l'origine se sont totalement internationalisées, cette année, avec la participation du mouvement oriGIn.

Les Assises mondiales et européennes de l'origine se sont tenues à  Bordeaux ces 20, 21 et 22mai dans le cadre du salon de l'agriculture d'Aquitaine. Le ministre de l'agriculture était présent pour le lancement de leurs travaux dont l'objectif affiché est d'établir un inventaire international des indications géographiques (IG) afin de faire le poids dans les discussions internationales. «La différenciation en agriculture peut se faire par deux voies. La première est commerciale et passe par la marque et le produit. La seconde voie est celle par laquelle les agriculteurs valorisent un produit à  travers son histoire, sa tradition, son terroir et son territoire. Si on ne reste pas mobilisé, on prend le risque de voir la voie des marques l'emporter. J'ai toujours été défenseur de la seconde, celle liée à  l'origine, car elle porte une conception de l'agriculture pouvant déboucher sur une dimension économique beaucoup plus large que le strict cadre agricole». C'est en ces termes que Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture s'est exprimé lundi 20 mai à  Bordeaux lors de l'ouverture des Assises mondiales et européennes de l'origine qui avaient lieu dans le cadre du salon de l'agriculture d'Aquitaine. En première partie de ce rendez-vous international regroupant plus de 300 congressistes issus de cinq continents, se tenaient les assemblées générales des deux associations porteuses de ces valeurs: l'Arepo et oriGIn (lire ci-dessous). Il y aurait plus de 6.000 IG dans le monde Ces deux associations partagent un objectif commun: mieux faire connaître les indications géographiques (IG) qui existent à  travers le monde, de l'Asie à  l'Amérique en passant par l'Afrique, pour mieux les défendre. Dans ce but, un recensement a été lancé par oriGIn pour dresser un répertoire informatique des IG au plan international. Ce répertoire qui sera accessible au grand public devrait être disponible sur le site de l'association d'ici à  la fin 2015. La prospection qui est nécessaire pour mener à  bien ce travail d'inventaire est aussi l'occasion de repérer, pays par pays, les groupements de producteurs susceptibles de revendiquer une indication d'origine. C'est ainsi, qu'aux États-Unis, région économique plus connue pour sa sensibilité vis-à -vis des marques commerciales, près d'une cinquantaine de productions a ainsi été repérée. Les producteurs de pommes de terre de l'état d'Idaho sont les premiers de cette liste. Indications géographiques: 110 pays concernés «Nous estimons qu'il existe aujourd'hui quelque 6.000 IG agricoles et agroalimentaires à  travers le monde, dont 2.000 dans l'Union européenne a expliqué Massimo Vittori, directeur d'oriGIn lors de cette assemblée générale. Selon les pays, l'accès aux différents bureaux d'enregistrement des IG n'est pas facilité et la promotion auprès du grand public pas organisée». Dans ses missions, l'association oriGIn a clairement comme objectif de renforcer le mouvement en faveur de la notion d'origine pour peser dans les négociations internationales. «Aujourd'hui la coalition qui soutient l'origine compte 110 pays», précise Ramà³n Gonzà¡lez Figueroa, président d'oriGIn, et aussi président du consortium de la tequila au Mexique. Et le mouvement est aussi amorcé hors des secteurs agricoles et agroalimentaires, notamment dans l'artisanat comme en Inde où plus de 400 produits ont lancé une demande dont certains pour des jouets fabriqués dans des zones très restreintes et parfois depuis plusieurs siècles. Marie-Noëlle Charles Trois journées en AquitaineLes Assises mondiales de l'origine comprenaient trois parties : le 20 mai ont eu lieu les assemblées générales des deux associations liées à  la défense de la notion d'origine en tant que marque collective, à  savoir l'Arepo et oriGIn. La conférence internationale des indications géographiques s'est tenue le mardi 21 mai. Pour terminer, les 350 congressistes ont participé à  deux circuits de visites d'exploitations : au sud avec la découverte de l'Armagnac, des poulets des Landes et du foie gras du Sud-Ouest et au nord de l'Aquitaine avec la rencontre des producteurs de Saint-Émilion, de foie gras du Sud-Ouest et du pruneau d'Agen.
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