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Huile végétale : le projet de Mugron sur les starting-blocks

La CUMA Adour Protéoil souhaite démarrer son unité de production d'huile végétale à  l'automne prochain, sous réserve de regrouper assez d'adhérents. 200 hectares de cultures de colza et de tournesol sont engagés, mais il en faudrait au moins autant avant d'entamer les travaux de construction de l'unité à  Mugron qui abritera la presse fixe et les produits (huiles et tourteaux).

file-Les promoteurs espèrent récolter rapidement suffisamment d'engagements de surfaces d'oléprotéagineux pour démarrer le projet d'huilerie à  Mugron (Landes) © C.A / Le Sillon
Les promoteurs espèrent récolter rapidement suffisamment d'engagements de surfaces d'oléprotéagineux pour démarrer le projet d'huilerie à  Mugron (Landes) © C.A / Le Sillon
Le temps presse. Entre Noël et le jour de l'an, les responsables de la CUMA Adour Protéoil iront rencontrer leurs financeurs, et aimeraient se présenter devant eux avec un dossier solide. Créée en avril dernier, la structure vise à  mettre en place une unité de stockage et de trituration à  poste fixe dans le département des Landes, soit un investissement de plus de 800.000 € pour transformer les graines de tournesol et de colza produites localement en huile végétale pure et en tourteaux.
Une étude, initiée en janvier 2010 par le conseil général des Landes, a démontré le potentiel de production et de transformation d'oléagineux en sud Adour. L'huile pourrait servir de carburant pour les collectivités, à  l'alimentation humaine ou animale, tandis que les tourteaux pourraient être valorisés en élevage.
L'opération serait d'autant plus bénéfique que les cultures de tournesol et de colza économes en eau, introduisent une rotation sur des terres, limitent la pression des adventices sur la culture suivante et ont une action bénéfique sur la structure du sol gràce à  leurs racines pivotantes.
Déjà , plusieurs agriculteurs représentant une surface d'environ 200 hectares d'oléagineux se sont engagés dans l'aventure. Mais pour assurer l'équilibre du projet, 200 à  250 hectares supplémentaires sont nécessaires. Afin de convaincre de nouveaux adhérents, une réunion d'informations était organisée vendredi 17 décembre à  Mugron. « Pour pouvoir démarrer l'huilerie à  l'automne prochain, il faut que le maximum d'agriculteurs s'engagent d'ici le 27 décembre », souligne le président de la CUMA, Benoît Cabannes.
Tout reste à  faire
L'objectif est en effet d'être opérationnel pour la récolte de tournesol 2011. Or, d'ici là , il reste beaucoup de travail, et notamment à  construire un hangar de 400 m2 pour la presse fixe de 200 kg/h et le stockage pour les coproduits (huile et tourteaux) dans la zone artisanale Laourane à  Mugron, des silos pouvant accueillir 1.200 tonnes de graines bio ou conventionnelles, et éventuellement une embouteilleuse.
« Par rapport à  la vente de graines, la transformation en coproduits est plus intéressante financièrement pour les agriculteurs », assure Mathieu Lalanne, chargé de projet énergie à  la FDCUMA. Les simulations qu'il a faites font apparaître un différentiel de marge de 46 € par tonne pour le tournesol et de 56 € par tonne pour le colza, pour la seule trituration.
« Et l'embouteillage pourrait permettre d'augmenter encore ce différentiel. » De 82 € par tonne pour le tournesol et 91 € pour le colza conventionnel à  141 € (tournesol) et 154 € (colza) en bio. La SICA bio pays landais a déjà  sollicité la CUMA pour un volume de 80.000 bouteilles d'huile bio par an Reste à  convaincre d'ici la fin de l'année le maximum d'agriculteurs pour voir le projet aboutir en 2011. Cécile Agusti
Organisation
Adour Protéoil est une CUMA classique. Des adhérents apportent leurs graines à  la CUMA qui en échange leur rend de l'huile, des tourteaux et la facture pour la trituration. Pour les adhérents n'autoconsommant pas la totalité des coproduits, une société commerciale s'occupera de la vente des tourteaux entre adhérents ou à  l'extérieur si besoin, de l'huile en vrac ou embouteillée.
La CUMA propose aux adhérents une prestation de stockage graines et de trituration clé en main en contrepartie d'un engagement de sept ans et d'un appel de capital social sur la base de 45 €/ha.
Contact : Mathieu Lalanne, FDCUMA, 05.58.75.90.55
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