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Grand plan d’investissement : 5 milliards et quatre priorités pour l'agriculture

Le grand plan d’investissement 2018-2022, présenté par le Premier ministre, le 25 septembre, prévoit que 5 milliards d’euros seront consacrés au secteur agricole. Ils sont destinés à la transformation de l’agriculture, de la pêche, de l’agroalimentaire et du secteur forêt-bois pour leur redonner de la compétitivité, dans le cadre d’exigences environnementales et sanitaires renforcées.

file-Le Grand Plan prévoit, notamment, d’investir dans l’adaptation des systèmes de production face au changement climatique.
Le Grand Plan prévoit, notamment, d’investir dans l’adaptation des systèmes de production face au changement climatique.

«Malgré des aides publiques importantes, les performances de notre agriculture se sont progressivement dégradées», constate le rapport de Jean Pisani-Ferry consacré au Grand Plan d’investissement et remis au Premier ministre le 25 septembre. Et pourtant, «l’agriculture, la pêche, l’agroalimentaire, le secteur forêt-bois sont des secteurs essentiels», rappelle le document, qui souligne également que la France n’occupe plus que le sixième rang des exportateurs mondiaux (contre le deuxième en 1995).

C’est pourquoi, comme promis par Emmanuel Macron lors de sa campagne, 5 milliards d’euros seront consacrés, sur cinq ans, à la modernisation de ces secteurs. «Le grand plan d’investissement a vocation à être l’un des instruments moteurs de la transformation des secteurs agricoles agroalimentaire, forestiers et de la pêche», estime Jean Pisani-Ferry.

Quatre priorités

Le document distingue ainsi quatre grands axes d’action pour redonner de la compétitivité au secteur agricole, tout en répondant davantage aux exigences sanitaires et environnementales de la société. Il s’agit «d’accélérer l’adaptation des outils et le changement des pratiques», notamment en diversifiant l’offre de financement et en facilitant son accès ; «d’accélérer la réponse aux défis du changement climatique» (adaptation des systèmes de production, optimisation de la gestion de l’eau, développement de la bioéconomie, production d’énergie renouvelable, etc.), de «renforcer la compétitivité de l’aval et la structuration des filières», et de «renforcer le soutien à la recherche et à l’innovation», plus particulièrement en ce qui concerne la bioéconomie, l’agriculture numérique, le biocontrôle, la génétique, les biotechnologies et l’innovation ouverte, précise le rapport.

Les États généraux de l’alimentation, notamment l’atelier transversal (atelier 14) consacré aux investissements, auront l’occasion de préciser ces orientations. Certains points feront, dans ce cadre, l’objet d’une discussion : mobilisation des fonds nationaux d’investissement pour la modernisation, en s’appuyant sur les crédits européens venant en cofinancement, développement de financements innovants (fonds d’investissement en fonds propres ou fonds de garantie), mobilisation d’actions du Plan d’investissement d’avenir (PIA) à hauteur de 200 millions d’euros, pour les projets les plus innovants.

«La finalisation de ce plan doit également prendre en compte la politique agricole commune, à l’approche des discussions sur le prochain cadre financier pluriannuel», ajoute également le rapport.

 

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