En Soule, le pastoralisme se fédère
La cellule pastorale de Soule (Pyrénées-Atlantiques) est le fruit d'un partenariat entre quatre structures : la chambre d'agriculture, le Centre départemental de l'élevage ovin, le lycée de Soeix et l'AFMR d'Etcharry. Elle a pour mission d'accompagner les projets collectifs en estive et en zone intermédiaire ou encore aider à la création et à l'animation de groupements pastoraux (GP) et associations foncières pastorales (AFP).
Pour y parvenir, l'AFP peut réaliser des équipements d'intérêts collectifs (accès, point d'eau, clôtures, débroussaillage) et en assurer l'entretien mais aussi assurer la mise en valeur des fonds à destination pastorale, agricole et forestière des terrains situés dans son périmètre. En fonction des régions, les spécificités sont multiples. Ainsi dans le département la gestion des estives est effectuée par les commissions syndicales ou par les communes. En Soule, le territoire appartient à la Commission Syndicale de Soule, mais les cayolars appartiennent à des propriétaires. Afin d'être encore plus efficace, cette cellule pastorale a décidé de créer une fédération des AFP et GP dans les Pyrénées-Atlantiques, allant de Sare à la vallée de l'Ouzom. Les buts recherchés sont la possibilité d'échanger, de mutualiser les savoirs faire des différentes vallées, mais aussi d'être représentées au sein des différents organismes institutionnels pour « peser de tout son poids » sur certaines décisions. L'assemblée générale constitutive s'est déroulée le mercredi 23 mai à Ahà¼zki. Pour l'heure, 18 GP et 4 AFP ont adhéré, mais toutes celles qui veulent rejoindre la Fédération peuvent le faire. Une fois la fédération créée et le repas avalé, direction le cayolar de Nabolegi pour procéder à l'élection du conseil d'administration. 15 membres titulaires et autant de suppléants ont été élus (10 par GP et 5 par AFP). Toutes les voix seront entendues puisqu'un membre au minimum de chaque vallée est présent au conseil d'administration. Puis ce fut l'élection du bureau avec à sa tête Françoise Pitrau de Tardets. Ensuite tout ce petit monde a visité une exploitation possédant une machine à traire fixe en estive. Avant de se retrouver mardi dernier au siège de la Fédération, dans les locaux du centre ovin d'Ordiarp, pour une première séance de travail. Fabrice Borowczyk