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Effluents phytosanitaires : traitement solaire ou biologique ?

La bonne gestion des fonds de cuve et des eaux de nettoyage des pulvérisateurs est une obligation réglementaire. Plusieurs dispositifs existent.

file-Cyril Duruisseau, animateur sur les questions agroenvironnementales à  la FD CUMA, a présenté le fonctionnement du Biobac à  une cinquantaine d'agriculteurs. © Le Sillon
Cyril Duruisseau, animateur sur les questions agroenvironnementales à  la FD CUMA, a présenté le fonctionnement du Biobac à  une cinquantaine d'agriculteurs. © Le Sillon
À l'invitation de la chambre d'agriculture et de la Fédération départementale des CUMA (Coopérative d'utilisation du matériel agricole) des Landes, une cinquantaine d'agriculteurs a participé vendredi 18 novembre à  une journée sur la gestion des effluents phytosanitaires. Ils étaient réunis à  Orist, où la CUMA locale vient de se doter d'une aire de lavage. L'arrêté du 12 septembre 2006 oblige en effet les agriculteurs à  gérer efficacement leurs fonds de cuve et les eaux de nettoyage des pulvérisateurs. « Ces résidus peuvent être gérés au champ, indique Aurélien Lequette, conseiller agronomie-environnement à  la chambre d'agriculture des Landes. Ils peuvent donc être épandus à  condition que la concentration en substance active ait été divisée au moins par cent, et tout en veillant à  ne pas dépasser les doses homologuées sur les parcelles. Les résidus peuvent également faire l'objet d'un stockage et d'un traitement sur l'exploitation. Pour ce faire, divers systèmes sont agréés par le ministère de l'Écologie ». Philippe Viot, ingénieur-conseil culture chez Syngenta, est ainsi venu présenter le procédé Héliosec mis au point avec le constructeur Solhead (Agen). Une bàche installée dans un bac étanche reçoit les effluents phytosanitaires qui sont traités par « déshydratation naturelle » gràce à  l'action du soleil et du vent. En fin de campagne, la bàche souillée par les résidus secs est introduite dans un fût spécifique en vue d'une destruction ultérieure dans un centre agréé, tandis qu'une nouvelle bàche est installée dans le bac. Épandage possible des fonds de cuve La CUMA d'Orist, elle, a choisi l'option du Biobac. Ce procédé, agréé pour toutes les cultures, est basé sur le pouvoir épurateur du sol. Les effluents de rinçage sont contenus dans une fosse étanche, et les substances actives sont dégradées principalement par la microflore naturellement présente dans un mélange de terre et de paille. Avec 600 hectares engagés, les 14 adhérents de la CUMA d'Orist (dont la commune) ont investi dans un lit biologique de 15 m². Ce genre d'équipement est en effet dimensionné aux besoins de ses utilisateurs. Le volume du Biobac doit être égal à  1,5 à  2 fois le volume total d'effluents annuels. L'investissement de la CUMA comprend également une aire de lavage de 150 m² ainsi que des équipements de prétraitement des effluents pour en éliminer la terre et les hydrocarbures : un débourbeur et un séparateur d'hydrocarbures. Au total, ce sont 27.000 € qui ont été engagés, subventionnés à  80 % par le Conseil général, le Conseil régional et l'Europe. Un entretien régulier du Biobac D'un point de vue pratique, le mélange du Biobac doit être maintenu humide, mais pas noyé, et être entretenu régulièrement pour maintenir l'activité des bactéries. « Le substrat peut rester en place plusieurs années à  condition d'effectuer un apport de paille par an et de le brasser régulièrement », précise Cyril Duruisseau, animateur sur les questions agroenvironnementales à  la FD CUMA. Tous les cinq à  dix ans, le substrat peut ensuite être épandu après avoir été stocké à  l'abri de l'humidité pendant un an. Cécile Agusti
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