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Directive nitrate : la mobilisation, c'est vendredi à  Toulouse!

Le projet de délimitation de la zone vulnérable constitue l'un des dossiers majeurs d'inquiétude et d'action des FDSEA du Sud-Ouest qui appellent les agriculteurs à  manifester le vendredi 7 décembre à  Toulouse devant la DREAL.

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Zones vulnérables, aires d'alimentation de captage, zones soumises à  contrainte environnementale, zones de répartition des eaux, zones d'excédent structurel en azote, zones Natura 2000, parcs naturels, zones humides, compensation environnementale, installations classées pour l'environnement, cours d'eau classés au titre de la continuité écologique et ceux classés au titre de la conditionnalité des aides PAC N'en rajoutez plus: la coupe est pleine et même elle déborde! Cette liste — non exhaustive — de zonages et de réglementations en dit long sur l'empilement de dispositifs qui complexifient le travail des agriculteurs qui voient se profiler dans un horizon très proche les trames verte et bleue, la multiplication des arrêtés biotope, la création d'aires protégées! Vendredi 7 à  Toulouse Dans ce contexte, les FDSEA et les JA appellent les agriculteurs des Pyrénées-Atlantiques à  se joindre massivement à  la manifestation interrégionale Midi-Pyrénées-Aquitaine qui aura lieu le vendredi 7 décembre à  Toulouse devant le siège de la DREAL (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement)

«Cet empilement sans fin de règles et de contraintes pénalise les exploitants et est inefficace pour la protection de notre environnement», déplore Alex Casteret, président de la commission environnement de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques qui rappelle aussi qu'en plus, les agriculteurs doivent appliquer le plan Ecophyto 2018 qui réglemente l'utilisation des produits phytosanitaires. Et ils ont aussi à  financer les mises aux normes «sans aucune compensation financière dans le prix de vente de leur produit». L'élevage menacé D'autre part, les organisations agricoles pointent du doigt les menaces que font peser sur la survie même de l'agriculture dans les zones concernées le projet du cinquième programme d'action «Directive nitrates». La Commission européenne prône notamment un allongement des périodes d'interdiction pour certains fertilisants; une augmentation des capacités de stockage de lisiers, une interdiction d'épandage pour tout fertilisant à  partir d'une pente comprise entre 7 et 10%; un équilibre de la fertilisation fondé sur des plafonds par culture; une hausse des valeurs d'excrétion d'azote des animaux, et le retrait du seuil d'accès à  95 d'unités d'azote fixé à  75% de prairie dans la surface fouragère permanente (SFP)

Vendredi 16 novembre, dans le cadre de la révision des zones vulnérables du bassin Adour-Garonne, le préfet de région Midi-Pyrénées, coordonnateur du bassin, a convié à  Toulouse les chambres d'agriculture et administrations des 22 départements du bassin. Christophe Barrailh, représentant la chambre d'agriculture des Landes, se dit déçu de cette rencontre, ultime étape de la consultation institutionnelle, « qui n'a pas permis de faire bouger les lignes ». Le prétexte européen Face à  cette intransigeance de l'administration, les professionnels de l'ensemble des départements du bassin sont unanimes pour dénoncer une extension injustifiée aux conséquences dangereuses pour l'élevage. Selon Alex Casteret, «si l'État plie sous le lobby des environnementalistes, c'est la mort de l'élevage français. Alors les consommateurs iront acheter leurs produits à  l'étranger, dans des pays où n'est respectée aucune règle environnementale». Au cours de ce rassemblement interégional, les organisations agricole dénonceront cette incohérence et réaffirmer la ferme opposition au projet de délimitation.

De son côté l'administration, « aveugle », poursuit son discours de menace de l'Europe à  l'encontre de la France d'une amende 10 millions d'euros, à  laquelle peut s'ajouter une astreinte journalière de plusieurs centaines de milliers d'euros jusqu'à  sa mise en conformité, si elle est condamnée à  la fin de l'année par la Cour de justice européenne. En conséquence, « elle classe, durcit, sans tenir compte des efforts faits par les agriculteurs » déplore Christophe Barrailh.

D'ici cette fin d'année 2012, les préfets coordonnateurs de bassin vont signer leurs arrêtés délimitant les nouvelles zones vulnérables. De même, seront fixées les actions applicables dans ces zones. Il y a donc urgence pour tenter de faire entendre raison à  l'administration.

La FNSEA et les JA lancent une pétitionAfin de se faire entendre face à  l'extension des zones vulnérables et la mise en oeuvre de la directive nitrates, la FNSEA et les JA lancent une pétition (cliquez ici) et demandent la mise en place d'un moratoire sur l'extension des zones vulnérables «dans l'attente d'une vraie étude scientifique».
Ils veulent aussi que soit reportée la signature par les préfets coordonnateurs de bassin des arrêtés de délimitation et demande la révision du cadrage des cinquièmes programmes d'action de la directive nitrates. Le renvoi au niveau régional des calendriers d'épandage et la mise en place d'un plan en faveur de la compétitivité de l'élevage font aussi partie des priorités des syndicats.
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