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Des fêtes de fin d'année en demi-teinte

Les Français, comme la plupart des Européens dépenseront moins en cette fin d'année. Malgré les fêtes, la crise est passée par là . Explications.

file-Triste Noël 2010 ? Non, pas tout à  fait car la volonté de conserver un esprit festif demeure. Cependant les dépenses, dans l'UE
comme en France, sont revues à  la baisse sauf pour la partie repas. © Réussir
Triste Noël 2010 ? Non, pas tout à  fait car la volonté de conserver un esprit festif demeure. Cependant les dépenses, dans l'UE
comme en France, sont revues à  la baisse sauf pour la partie repas. © Réussir
Pour la treizième année, le cabinet Deloitte présente son étude de Noël sur les intentions d'achat des consommateurs européens pour les fêtes de fin d'année 2010. Globalement, l'étude de Deloitte intervient dans un contexte de fin d'année difficile pour l'ensemble des Européens. Bien évidemment, les intentions d'achat s'en ressentent. Les problèmes macroéconomiques qui préoccupent certains pays se reflètent directement dans les réponses sur les achats de fin d'année. Il n'est donc pas surprenant de retrouver les Irlandais et les Grecs comme étant les populations les plus négatives sur les dépenses de fête. Les Français, interrogés pendant les deux dernières semaines de septembre, font preuve d'un pessimisme certain: souci quant à  leur retraite, sentiment de toujours être en récession avec l'idée que cela perdurera en 2011 et un grand nombre de citoyens de l'Hexagone se faisant un réel souci pour leur emploi. Du coup, les Français se situent au niveau des Britanniques et des Espagnols, des pays particulièrement touchés par la crise d'une façon ou d'une autre. Budget en légère diminution Pour ce qui concerne le budget consacré à  Noël et aux fêtes de fin d'année, les Français reconnaissent qu'ils vont sans doute réduire de 4,4% leurs dépenses quand, dans le même temps, la moyenne européenne atteint - 2,5% dans les intentions de baisse. La France se situe au niveau des autres pays du Sud de l'Europe et de la Grande-Bretagne, l'Irlande et la Grèce affichant « logiquement » les pronostics les plus sombres. Le poste qui subira les plus importantes coupes est celui des cadeaux (- 4,9 %). C'est aussi le principal poste de dépenses à  l'occasion de ces évènements festifs. Les sorties seront aussi réduites de façon drastique avec une réduction de 6,9 % en moyenne. Pour conserver un esprit de fête, les Français s'efforceront de sauvegarder les dépenses consacrées aux repas et donc à  l'alimentaire. Ces dernières ne devraient être amputées que de 2,2 %. Par ailleurs, ils procéderont à  des arbitrages aussi sur les budgets dédiés aux vacances et aux loisirs et seront extrêmement rétifs à  souscrire un crédit pour financer la période des fêtes. Ils se disent même extrêmement méfiants vis-à -vis du crédit à  la consommation. La recherche du cadeau utile Les arbitrages évoqués ci-dessus, autrefois considérés comme temporaires ou exceptionnels, sont désormais devenus permanents. De même, si la volonté d'offrir demeure, la recherche du produit utile et moins cher devient une généralisation en termes d'état d'esprit et de réflexe d'achat. Ce constat vaut désormais pour tous les types de population, àge, éducation et même revenu tout confondu. Autre tendance, le fait de restreindre le cercle des personnes qui recevront un présent pour les fêtes. En clair, la famille proche et les personnes les plus aimées seront privilégiées, au détriment du petit cadeau juste pour faire plaisir. Les marques distributeurs en vogue Dans ce contexte, les produits de marque se voient confrontés à  une véritable désaffection de la part des consommateurs. Ceci vaut pour tout type d'achat, y compris l'alimentation des repas festifs. Ce sont les marques de distributeurs, particulièrement en France, qui tirent le mieux leur épingle du jeu dans ce contexte. Le sentiment éco-citoyen perdure en France et en Europe mais attention, certains ménages disent clairement ne plus vouloir payer plus cher pour utiliser ou consommer ce type de biens et services. L'étude précise aussi que les Français souhaitent avant tout recevoir pour Noël des chèques-cadeaux ou de l'argent, et secondairement des produits cosmétiques ou des vêtements. « Ils risquent de recevoir les seconds plutôt que les premiers ». En moyenne, un Européen dépensera 590 euros pour les fêtes de fin d'année. Le Français dépensera aux environs de 605 euros, le Luxembourgeois 1.200 euros alors que Néerlandais et Grecs se contenteront de 410 euros. Thierry Michel
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