Aller au contenu principal

Des bàtiments à  énergie positive, objectif de l'IFIP, l'Itavi et l'Institut de l'élevage

Voilà  un an que l'IFIP (Institut technique du porc), l'Itavi (Institut technique de l'aviculture) et l'Institut de l'élevage (Institut technique des ruminants) en partenariat avec certaines chambres d'agriculture (1) travaillent en commun sur un projet de recherche, visant à  transposer le concept de bàtiment basse consommation (BBC) dans le monde de l'élevage.

Le Grenelle de l'environnement qui demande au secteur agricole de réduire l'impact environnemental des exploitations et l'augmentation du prix de l'énergie, plaident en faveur de la mise en place de moyens pour diminuer sa dépendance en énergies directes. Or, les bàtiments d'élevage représentent une part non négligeable de cette consommation énergétique. Ainsi tout un programme de recherche a été engagé sur une période de trois ans», présente Michel Marcon de l'IFIP et responsable de l'action. L'idée est donc d'obtenir un bàtiment d'élevage à  énergie positive (BEBC +), c'est-à -dire qu'il produit plus d'énergie qu'il n'en consomme. «Ce concept se conçoit en deux temps. Il nécessite à  la fois de réaliser un bàtiment à  basse consommation d'énergie (BEBC) et de compenser les consommations restantes par la production d'énergies renouvelables (panneaux photovoltaiques, chaudières à  biomasse)», poursuit Michel Marcon. Un bàtiment d'élevage à  basse consommation d'énergie (BEBC) doit, à  travers sa structure, son organisation et ses équipements, réduire les consommations d'énergie tout en respectant un seuil maximal de consommation (voir tableau ci-dessous). Qu'est ce qu'un BEBC? Ce projet se décline en trois objectifs. Le premier consiste à  créer un guide pour la réalisation de bàtiments d'élevage à  basse consommation d'énergie. Ce guide présentera un éventail de solutions. Il sera rédigé d'ici 2013. Le second représente le recensement des technologies économes en énergie, des techniques de production d'énergies renouvelables et de récupération de chaleur. Et le troisième consiste à  élaborer un concept de bàtiments d'élevage à  énergie positive et à  analyser l'intérêt technico-économique (ou surcoûts) de sa mise en place selon des scénarios prenant en compte l'évolution du contexte énergétique et du niveau de performances techniques. Le périmètre de la démarche concerne les bàtiments accueillant les animaux et l'ensemble des équipements utilisés à  l'intérieur. Les bàtiments de stockage et de gestion des déjections, la fabrique d'aliment font partie de la démarche uniquement pour les élevages de ruminants. Pour la production porcine, un BEBC devra en premier lieu privilégier les actions sur les consommations en chauffage et en ventilation qui représentent respectivement 46% et 39% des consommations d'énergie. «Pour atteindre le seuil objectif, des points clés ont été priorisés, comme par exemple le respect des débits minimaux, la mise en place de systèmes de chauffage performants comme les pompes à  chaleur (PAC), la gestion des ponts thermiques, l'étanchéité du bàti, son orientation, la ventilation centralisée L'idée est aussi de profiter des apports d'énergie disponibles (récupérateur de chaleur, murs solaires, surfaces vitrées bien orientées)», note Michel Marcon. Périmètre de la démarche En aviculture, trois quarts de l'énergie sont consommés par les volailles de chair, seul domaine pris en compte. «Chauffage (80%), électricité (13%) et fuel (7,3%) sont les trois secteurs, où il faut réaliser des économies. Pour atteindre un BEBC +, on peut envisager de démarrer un lot sur une partie du bàtiment, utiliser l'éclairage naturel, adapter l'isolation», propose Gérard Armand de l'Itavi. Pour la filière ruminants, «les principales pistes identifiées concernent essentiellement la production laitière (refroidissement du lait, chauffage de l'eau, distribution des aliments, pratiques de paillage). En production bovins viande, les dépenses énergétiques sont majoritairement liées à  l'utilisation du tracteur dans les locaux d'élevage», explique Jean-Yves Blanchin de l'Institut de l'élevage. Cyrielle Delisle 1 - Chambres d'agriculture de Bretagne, des Pays de la Loire, de Bourgogne et de la Manche.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

1er mai : les fromages pyrénéens et l'asperge des Landes ne chôment pas

La Foire d'Oloron-Sainte-Marie (64) avec le traditionnel concours de fromage et la Fête de l'Asperge à Pontonx (40) sont deux…

À Saugnacq-et-Cambran, les premiers pas d’un jeune éleveur de bovins

Romain Discazeaux a repris une exploitation abritant un cheptel allaitant et des ateliers avicoles notamment, qu’il continue…

Sarah Sous un agneau dans les bras
Pour Pâques, l’EARL d’Ardilla accélère la cadence

Le printemps rime avec intensité pour Sarah Sous, qui écoule toute sa production en vente directe. Installée à Saint-Yaguen…

La fusion Euralis/Maïsadour passe un cap

Les deux groupes ont envoyé à l’Autorité de la concurrence le dossier de notification. Ce dernier propose des solutions pour…

Foire au jambon de Bayonne : priorité aux producteurs et aux artisans

La 563e édition ouvre ce jeudi 23 avril par le traditionnel concours du meilleur jambon fermier. La municipalité…

Le marché aux bestiaux de Rabastens retrouve son activité

Après quatre mois de fermeture, la réouverture de l’export vers l’Italie depuis ce vendredi 10 avril a permis au marché aux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon