Aller au contenu principal

Création d’une banque d’antigènes pour lutter contre la FCO

Le groupe Merial et le ministère de l’agriculture ont annoncé le 1er décembre «la création d’une banque d’antigènes pour lutter contre la fièvre catarrhale ovine (FCO)», selon un communiqué de presse de Merial du jour même. Cette banque a pour objectif de réagir rapidement à de nouvelles épidémies de FCO, selon le groupe.

file-La banque d’antigènes permettra de réagir rapidement à de nouvelles épidémies
La banque d’antigènes permettra de réagir rapidement à de nouvelles épidémies

Silke Birlenbach, directrice du département santé publique vétérinaire de Merial, confirme que cette réserve stratégique est «une sorte d’assurance à laquelle peut faire appel le gouvernement» pour immuniser les cheptels en cas d’épizootie de FCO.

De plus, «fabriquer un vaccin de haute qualité de A à Z prend entre six et neuf mois», alors qu’avec cette banque d’antigènes les vaccins pourront être livrés «entre cinq et onze jours», selon elle. Le coût total de ce dispositif pour l’État est de 4,60 millions d’euros. L’État a retenu pour la banque d’antigènes les sérotypes 1 et 4, qui sévissent actuellement en Italie et en Espagne et dont la menace est jugée plus sérieuse que le sérotype 8, lequel est moins pathogène.

Pouvoir réagir rapidement

«L’idée, c’est d’avoir sous le coude en cas d’urgence de quoi stopper une introduction sur le territoire du virus en question», explique Patrick Dehaumont, responsable de la direction générale de l’alimentation. Les antigènes peuvent être gardés près de cinq ans, alors qu’un vaccin formulé se périme au bout d’un an, a-t-il fait valoir. De plus, si les doses d’antigènes ne sont pas utilisées, elles seront vendues à l’étranger sous forme de vaccins. À l’image de ce qui a été fait pour la fièvre aphteuse, la France espère également créer une banque d’antigènes au niveau européen, annonce Patrick Dehaumont.

Merial, qui héberge dix-sept réserves stratégiques d’antigènes pour le compte de divers pays, estime que «sur la période 1995-2008, l’impact économique des épizooties a été évalué à plus de 120 milliards de dollars dans le monde, dont plus de 1 milliard de dollars pour la seule épidémie de fièvre catarrhale en France, en 2007».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Le portail « voyageur » a retrouvé sa place devant les locaux de la DDTM

En l’espace de deux semaines, l’action conduite par le réseau FDSEA/JA a fait parler d’elle et a permis de mettre en exergue…

DNC : la levée de la ZR 6  lance une douce reprise des mouvements

C’est un premier soulagement pour les éleveurs du Sud-Ouest. Après plusieurs semaines de blocage, Robin Barbé, installé à…

Les salariés de Grabé-Bidau devant le showroom
Grabé-Bidau, une entreprise familiale au service de l’agriculture depuis 60 ans

Créée en 1965 à Lombia (64) par Jean Grabé-Bidau et son épouse Marie-Thérèse, l’entreprise de mécanique agricole rayonne…

Saint-Valentin: des fleurs dans les serres, des étoiles dans les yeux

Pour la fête des amoureux, Camille Rebolle-Laborde propose des fleurs produites sur sa ferme à Lasseube (64).

Bovins absents au SIA, entre déception et compréhension

Les vaches des familles Bazaillacq à Jurançon (64) et Ducasse à Bégaar (40) ne fouleront pas les rings du Salon international…

Quand l’entrepreneuriat s’ancre dans son territoire

L’Ifocap Adour a donné la parole à deux jeunes femmes entrepreneures à Sauveterre-de-Béarn, qui se sont appuyées sur les…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon