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Comment combattre les foreurs du mais?

Très présents dans le Sud-Ouest, notamment les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, pyrales et sésamie détruisent les jeunes mais et provoquent des blessures sur les tiges et les épis. Si c'est la deuxième génération qui provoque les principaux dégàts économiques et sanitaires, la lutte contre le premier vol est beaucoup plus facile et moins coûteuse.

file-Dégàts réalisés par la pyrale et la sésamie sur le mais. © Réussir
Dégàts réalisés par la pyrale et la sésamie sur le mais. © Réussir
La pyrale et la sésamie sont des ravageurs dont les chenilles perforent les tiges et les épis de mais. Elles entraînent une perte de rendement. En moyenne, une larve par plante cause une perte de 4% par rapport au potentiel de rendement. Cette chute de production a plusieurs origines:
- Destruction de plantes au stade jeune (perte de densité dans le cas de la sésamie),
- Affaiblissement physiologique des plantes à  cause des galeries des larves dans les tiges provoquant une baisse du poids du grain,
- Casse de tiges et chute d'épis rendant la récolte impossible,
- Dégàts directs sur grains. Par ailleurs, pyrale et sésamie entraînent une augmentation du risque de dégradation de la qualité sanitaire. La présence de foreurs provoque des blessures sur les tiges et les épis qui deviennent autant de portes d'entrée pour les spores de champignons (en particulier Fusarium moniliforme) en cause dans la production de fumonisines. Quand et comment protéger? Dans notre région, la pyrale et la sésamie réalisent au minimum deux générations par an. La seconde génération fait les principaux dégàts économiques et sanitaires. Mais la lutte contre la seconde génération est parfois difficile et coûteuse car elle nécessite des moyens adaptés (enjambeur ou moyens aériens). En revanche, la lutte contre la première génération de pyrale et de sésamie est possible car elle est réalisée avant le stade limite de passage du tracteur. En luttant contre la première génération, on diminue la population larvaire de seconde génération. La protection contre la première génération aura une efficacité sur la seconde génération si les traitements sont réalisés sur une surface importante. Une lutte collective contre la première génération sera plus efficace pour abaisser la nuisibilité de la seconde génération. Au niveau de la microrégion agricole (échelle du bassin-versant par exemple), les premières parcelles semées ainsi que les variétés les plus précoces sont davantage exposées au risque d'attaque par la première génération. Les parcelles ayant un stade physiologique avancé doivent impérativement être protégées contre la première génération pour limiter l'infestation en seconde génération sur les parcelles voisines. Les parcelles plus tardives, ayant un stade décalé par rapport aux parcelles de la zone, seront exposées aux générations suivantes (deuxième voire troisième génération). Elles doivent donc faire l'objet d'une protection adaptée. Les moyens de protection chimiques :
- Application d'une pyréthrinoide de synthèse (nombreuses spécialités commerciales, dose variable selon les spécialités): action larvicide sur pyrale et sur sésamie.
- Application de chlorantraniliprole: action ovicide et larvicide sur pyrale et sésamie
- Application de diflubenzuron (Dimilin Flo 0,83l/ha): action ovicide et larvicide sur la sésamie (efficacité faible sur pyrale).
- Protection intégrée par application de trichogrammes: action ovicide uniquement sur la pyrale.
L'application de produit liquide de la famille des pyréthrinoides augmente le risque de pullulation de pucerons.
Pour les traitements contre les ravageurs aériens, ne pas utiliser de mouillants (sauf avis favorable des firmes phytosanitaires).
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