Aller au contenu principal

Bien choisir son plateau de transport fourrager

Réglementés en taille et en poids, les plateaux fourragers bénéficient pourtant d'innovations techniques et se montrent toujours plus performants.

file-Sur les plus longs plateaux, les moulinets et échelons à  chaque extrémité du plateau ne doivent pas dépasser les 12 mètres autorisés. © Réussir
Sur les plus longs plateaux, les moulinets et échelons à  chaque extrémité du plateau ne doivent pas dépasser les 12 mètres autorisés. © Réussir
Comme tous les véhicules roulants, les plateaux fourragers se plient à  une législation assez stricte concernant les dimensions et le tonnage. En plus de la réception Drire habituelle, ils doivent, depuis le 1er janvier 2013, posséder leur propre carte grise. La longueur du plateau est limitée à  12 mètres, moulinet et échelons compris, sans tenir compte du dispositif d'attelage. Le PTAC ne doit pas dépasser 26 tonnes (soit 20 tonnes de charge utile), pour un modèle trois ou quatre essieux, et 19 tonnes pour un deux essieux. Les modèles les plus courants sont les véhicules traînés de 8 à  12 mètres. Les modèles semi-portés quant à  eux se distinguent par leurs manoeuvres facilitées en marche arrière et leur report de charge sur le tracteur. La longueur et la charge utile étant bridées par la législation, le nerf de la guerre entre constructeurs se joue sur la hauteur de plancher. En effet, après avoir conçu des matériels acceptant 20 tonnes de charge utile, en ayant dimensionné chàssis, essieux et pneumatiques en conséquence, certains constructeurs arrivent à  descendre en-dessous d'un mètre de hauteur. Avec les modèles traînés, trois types de directions se distinguent. Le système le plus courant est le rond d'avant-train, plus communément appelé «tourelle». Son diamètre avoisine le mètre. La sellette fixe permet un report de charge sur l'avant du tracteur. Elle permet également d'abaisser légèrement la hauteur du plateau. Cependant, cette technologie reste onéreuse. Sur les petites longueurs, certains constructeurs font appel à  un essieu autovireur, dont la conception est semblable à  celle d'une automobile, mais cette solution est de moins en moins utilisée. Des échelons très variés Les échelons, ou échelles, ne dispensent en aucun cas de l'arrimage du chargement avec des sangles. En fonction de la forme des balles, rondes ou parallélépipédiques, les constructeurs proposent différents modèles: droit, sur toute la largeur ou non du plateau, incliné, sur toute la largeur uniquement, ou les deux, à  savoir une base droite avec une extrémité inclinée vers l'extérieur. Enfin, plus adapté au transport de balles rondes sur leur partie arrondie, certains échelons sont incurvés à  la base, afin d'épouser la forme de la balle. Astucieux, certains constructeurs proposent des solutions coulissantes dans le chàssis ou réglables suivant plusieurs positions. Même si la tendance semble être en faveur des modèles fixes, certains échelons sont repliables au transport. Le train de roues détermine en partie la hauteur du plateau. La majorité des modèles est proposée avec un essieu à  suspension demi-tandem ou tandem (plus rarement balancier ou fixe), suivant la charge admissible et la longueur du plateau, avec des pneumatiques de dimension 385/65 R22,5. Il existe une solution basse pression (445/45 R19,5), plus respectueuse du sol et surtout permettant de gagner quelques précieux centimètres de hauteur de plancher, mais elle reste onéreuse. Pour descendre en- dessous d'un mètre de hauteur de plateau, la solution passe par des roues jumelées, issues du monde du poids lourd. Au niveau du système de freinage, il peut être hydraulique, pneumatique (option 40km/h), et agit dans la plupart des cas sur l'ensemble des roues. G. Coisel
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

«On va devoir adapter nos systèmes d’élevage aux évolutions climatiques»

Installé à Perquie, dans l’est des Landes, Joël Sillac observe les impacts du récent épisode caniculaire sur l’élevage et les…

Au delà des températures caniculaires, les cultures touchées par le déficit hydrique

Si la chaleur extrême a pu affecter certaines cultures fragiles, telles que les légumes et le maïs semence, les productions…

Les orages frappent la Soule et le Béarn

Des dégâts ont été observés sur les bâtiments, les cultures et la vigne à Mauléon, dans la vallée de Josbaig, à Lucq-de-Béarn…

Les chambres d’agriculture alertent sur les réductions d’irrigation

Sur le bassin de l’Adour, 1.600 emplois seraient menacés, 135 millions d’euros de chiffres d’affaires perdus chaque année, et…

Maïs semences : une saison de calvaire

La production subit de plein fouet les effets de la météo. Récit de cette situation exceptionnelle avec Damien Coustille-…

Fibre de laine : les premiers essais en carrière équine sont « encourageants »

Avec près de 45 tonnes de laine collectées ce printemps, la Caoso franchit une première étape dans son projet  de relance…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon