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Autorisation du Cruiser : le résultat d'une démarche collective

Christophe Terrain revient sur l'autorisation du Cruiser© qu'il qualifie de « bonne nouvelle pour les producteurs de mais ». «Â Il aura fallu lutter pour obtenir ce droit » explique le président de l'AGPM.

file-Christophe Terrain, président de l'AGPM. © AGPM
Christophe Terrain, président de l'AGPM. © AGPM
C'est officiel, les producteurs de mais pourront utiliser du Cruiser en 2011. Christophe Terrain : Une fois de plus, malgré un dossier technique complet et argumenté, il aura fallu lutter de nombreuses semaines pour obtenir le droit pour les producteurs de mais d'utiliser le Cruiser pour leurs semis 2011. Mais le résultat est là . Il est le résultat d'une démarche collective de l'ensemble des partenaires de la filière mais avec en tête de pont l'AGPM. Lorsque l'on sait que, selon les dernières estimations d'Arvalis, la ferme France a perdu 10 % de sa récolte à  cause des ravageurs du sol, on ne peut que se féliciter de ce résultat.  Sous quelles conditions l'usage de ce traitement de semence est-il possible ? Ch. T. : Sur la base d'éléments techniques, nous étions parvenus, l'année passée, à  lever la contrainte de rotation d'utilisation d'un an sur trois. Cette année, la contrainte majeure qui pesait encore sur cette autorisation, à  savoir celle des semis après le 15 mai, est désormais levée. Les maisiculteurs pourront donc utiliser pleinement le Cruiser lors des prochains semis indépendamment de la date.  Rappelons tout de même qu'ils devront respecter les contraintes de l'arrêté du 13 avril 2010, applicable pour toute semence de mais traitée, Cruiser inclus, qui impose un déflecteur sur le semoir ainsi que le respect de conditions de vent lors de l'opération de semis (lire l'article technique ci-dessus ainsi que l'encadré). Qu'en est-il des productions spécialisées de semences et de mais doux ? Ch. T.  : Le cruiser peut être utilisé pour protéger les géniteurs femelles mais reste interdit pour les màles, pour des raisons qui, je l'avoue, m'échappe. Nous sommes d'ailleurs en train de travailler pour que cette erreur soit réparée par l'Administration. Je parle d'erreur puisqu'aucune justification technique ou scientifique ne justifie cela. Le mais doux est dans une situation également dramatique vis-à -vis de la protection contre les taupins. Là  encore, nous sommes en train d'expertiser les solutions possibles pour que, dès 2011, la filière dispose de moyens techniques lui permettant de garantir un niveau de productivité et de qualité que requiert le marché.
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