Aller au contenu principal

Aires de captage : parution d’un décret sur le droit de préemption

Prévu par la loi Engagement et Proximité du 27 décembre 2019, le droit de préemption des collectivités territoriales sur les surfaces agricoles sises dans l’aire d’alimentation pour assurer une eau potable de qualité est désormais applicable.

© Adobe Stock

Le décret «relatif au droit de préemption pour la préservation des ressources en eau destinées à la consommation humaine» est paru au Journal officiel du 11 septembre. Ce droit de préemption est confié au préfet, après saisine par la commune (ou la communauté de communes, ou un syndicat des eaux, …) concernée. Cette saisine doit comporter un certain nombre de documents, notamment le plan présentant le périmètre du territoire, l’étude hydrogéologique, etc. ainsi qu’un argumentaire «précisant les motifs qui conduisent à solliciter l’instauration du droit de préemption et justifiant le choix du périmètre proposé».

Le préfet doit donner sa réponse dans un délai de six mois. Avant de prendre sa décision, il doit consulter, pour avis simples, les collectivités locales, les chambres d’agriculture, les Safer, et d’autres instances comme le conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques, et les commissions locales de l’eau.

Préserver la ressource

Après acquisition, le texte précise les modalités de mise en œuvre des clauses environnementales pour l’exploitation de la parcelle concernée. Ces obligations réelles environnementales (ORE) doivent garantir la préservation de la ressource en eau. Si le bien doit être loué (par appel d’offres), la location se fait via un bail rural à clauses environnementales.

La collectivité peut également décider de confier la parcelle à la Safer. Dans ce cas, cette dernière doit s’engager à ce que l’usage agricole du bien sera maintenu ou rétabli, dans le respect de l’objectif de préservation de la ressource en eau. Selon la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), l’ensemble des 33.000 aires d’alimentation de captages «concernent moins de 8 % de la surface agricole utile française et toutes ne sont pas concernées par ce type de mesures».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

DNC : la levée de la ZR 6  lance une douce reprise des mouvements

C’est un premier soulagement pour les éleveurs du Sud-Ouest. Après plusieurs semaines de blocage, Robin Barbé, installé à…

Saint-Valentin: des fleurs dans les serres, des étoiles dans les yeux

Pour la fête des amoureux, Camille Rebolle-Laborde propose des fleurs produites sur sa ferme à Lasseube (64).

Bovins absents au SIA, entre déception et compréhension

Les vaches des familles Bazaillacq à Jurançon (64) et Ducasse à Bégaar (40) ne fouleront pas les rings du Salon international…

« C’est le procès de l’écobuage »

Une agricultrice d’Asson, qui avait déposé la déclaration préalable, était jugée à Pau, notamment pour « dégradation…

Les rouges et les blancs ont été assemblés à la cave coopérative de Saint Mont

Reflet du patrimoine ampélographique de l’AOC Saint Mont et événement annuel incontournable de l’appellation, l’assemblage du…

CGA 2026 : la tournée des préleveurs, dernière étape décisive avant Paris

Avec deux autres collègues, Lise Damprund procède au prélèvement, dans les Pyrénées-Atlantiques, des produits en lice pour le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon