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Nouvelles technologies et élevage bovin : rendez-vous à  Saint-Boes

Le mercredi 28 janvier, les chambres d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques et des Landes invitent l'ensemble des producteurs de bovins lait et viande à  Saint-Boès, près d'Orthez, pour une journée dédiée aux nouvelles technologies dans le monde de l'élevage. Il s'agira notamment de présenter les matériels existants, mais aussi de faire découvrir les dernières innovations en la matière.

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Peu à  peu, la robotique, les systèmes d'informations ou encore la vidéo deviennent des réalités dans les élevages. Ces outils constituent une aide précieuse pour les producteurs, compte tenu des contraintes qui pèsent sur les exploitations, à  la fois en termes de main-d'oeuvre et en termes économiques. Responsable de la commission lait de la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques, Nicolas Bernatas est installé en GAEC à  Sendets, non loin de l'agglomération paloise. Avec son associé, ils font partie de ceux qui ont franchi le pas et utilisent ces nouvelles technologies depuis plusieurs années déjà . Leur troupeau compte actuellement une centaine de vaches laitières. Environ quarante génisses sont également élevées chaque année. Une réalité dans les élevages Le GAEC s'est équipé il y a huit ans d'un distributeur automatique de lait, pour l'élevage des génisses. L'objectif de cet investissement était double. «Il s'agissait pour nous d'économiser du temps, mais aussi de diminuer les problèmes sanitaires (diarrhées) et améliorer la croissance des animaux par une meilleure répartition de la distribution de lait, explique l'éleveur. Ces trois objectifs ont été atteints. Le matin, quand j'arrive, les veaux ont déjà  bu. Je vérifie que tous les repas ont été pris, qu'il n'y a pas de souci. Le gain de temps est donc très important, si on compare avec le nourrissage manuel de 40 génisses chaque année pendant deux mois». Le distributeur automatique permet de gérer le nombre de repas de chaque animal, la concentration de poudre dans le lait et le volume distribué. L'alimentation est ainsi programmée, jusqu'au sevrage, permettant une croissance régulière des animaux. «De plus, ajoute Nicolas Bernatas, le lait distribué est toujours à  la bonne température, contrairement à  une distribution manuelle. C'est ce qui permet de diminuer considérablement les problèmes de diarrhées». Économie de temps et d'argent Les deux associés se sont également équipés d'un système de détection des chaleurs et d'une caméra de surveillance dans la stabulation. «L'exploitation est à  trois kilomètres de chez nous. Ces deux systèmes nous permettent d'économiser énormément de temps et d'argent, car on n'imagine pas le coût des allers-retours». Au niveau de la détection des chaleurs, le système de surveillance est basé sur la mesure des mouvements des animaux. Toutes, les informations sont centralisées et consultées sur un ordinateur. «Nous contrôlons ces informations deux fois par jour, précisent les éleveurs. Les données sont extrêmement fiables et ce système nous évite des périodes improductives au niveau des vaches avec des intervalles entre vêlages qui ont diminué. Quant à  la caméra, elle permet de surveiller ce qui se passe depuis la maison, sans faire l'aller-retour». Enfin, il y a deux ans, les deux éleveurs ont investi dans un racleur de caillebotis. Un investissement réalisé dans le cadre d'un PMBE (plan de modernisation des bàtiments d'élevage). Là  encore, le gain de temps a été réel. Beaucoup de fatigue a aussi été économisée. «Gràce à  ce racleur, nous nous sommes libérés d'une tàche prenante, fatigante et peu valorisante». Aujourd'hui, Nicolas Bernatas et son associé réfléchissent à  la mise en place d'un robot de traite. Si leurs parents respectifs leur donnent encore un précieux coup de main, «à  l'avenir, nous devons être capables de gérer le troupeau à  deux, sachant qu'aucun d'entre nous ne vit sur l'exploitation». Le robot et plus largement les nouvelles technologies apparaissent comme une solution. «Certes, tous ces outils ont un coût, élevé même. Mais ce sont des investissements qui se calculent, indique l'éleveur. Pour nous, ce sont d'abord des outils de développement. Même si c'est cher, on gagne de l'argent, on économise de la fatigue, on préserve notre santé et on gagne du temps».
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