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Mais : quel insecticide en 2014?

Après l'interdiction de trois types d'insecticides de la famille des néonicotinoides, les solutions techniques à  disposition des producteurs pour le traitement des semis et la lutte contre les ravageurs du sol s'avèrent très limitées.

file-Ces dernières années, plus du tiers des surfaces françaises de mais grain bénéficiait d'une protection insecticide par traitement des semences. « Il n'existe pas vraiment de solution qui va atteindre la même efficacité que le Cruiser », note Gui
Ces dernières années, plus du tiers des surfaces françaises de mais grain bénéficiait d'une protection insecticide par traitement des semences. « Il n'existe pas vraiment de solution qui va atteindre la même efficacité que le Cruiser », note Gui
La pilule a encore du mal à  passer dans les rangs des professionnels de la filière maisicole. Au printemps dernier, Bruxelles a adopté un moratoire de deux ans interdisant l'usage de trois insecticides de la famille des néonicotinoides, utilisés pour le traitement des semences. Pour la culture du mais, cette décision change radicalement la donne, car parmi les produits concernés figure notamment le thiaméthoxam (Cruiser de Syngenta), très largement employé jusqu'ici. En perspective de la campagne à  venir, les producteurs ne sont pas loin d'être dans une impasse. En effet, les alternatives ne sont pas légions. Au même titre que d'autres problématiques d'actualité, cette question a été soulevée à  l'occasion d'une journée organisée par l'association Mais Avenir, qui a réuni environ 400 participants, mardi 14 janvier, à  Soumoulou (Pyrénées-Atlantiques). La moitié des surfaces protégées «En 2013, environ la moitié des surfaces de mais a bénéficié d'une protection insecticide», rappelle Guillaume Clouté, ingénieur chez Arvalis-Institut du végétal. Parmi les parcelles protégées, près de 80% l'ont été au travers d'un traitement des semences, à  base de thiaméthoxam. «Cinq années sur six, le Cruiser donnait entière satisfaction, poursuit le spécialiste. Aujourd'hui, il n'existe pas vraiment de produit qui va atteindre la même efficacité». En traitement des semences, la boite à  outils des producteurs ne contient plus qu'un insecticide, le thiaclopride (Sonido de Bayer). Jusqu'au stade 6 à  7 feuilles, ce produit ne présente pas d'écart significatif avec le thiaméthoxam. Au-delà  en revanche, son efficacité semble inférieure. Reste enfin le traitement du sol, à  l'aide de microgranulés à  positionner dans la raie de semis. Les produits utilisés dans ce cas sont de la famille des pyréthrinoides (Belem, Force 1,5G). Ils fonctionnent par effet de vapeur avec les ravageurs. Des solutions à  venir Afin de localiser parfaitement les microgranulés, l'utilisation de diffuseurs positionnés sur les socs ou les disques du semoir se révèle absolument indispensable. Plusieurs modèles existent sur le marché. «En terme d'efficacité, les différents produits encore disponibles semblent à  peu près équivalents à  la vue des essais menés dans le Sud-Ouest», note l'ingénieur d'Arvalis. Une solution supplémentaire pourrait voir le jour dans les mois à  venir. L'homologation d'un produit à  base de zétacyperméthrine est dans les tuyaux. Elle ne devrait toutefois pas intervenir d'ici la prochaine campagne de semis. «Ce pourrait être la meilleure innovation qui arrive sur le marché», souffle Guillaume Clouté. Si l'ensemble de ces outils est généralement efficace contre les attaques de taupins, il n'existe en revanche aucune nouveauté du côté de la lutte contre les scutigérelles. «Et il n'y a rien d'efficace dans ce qui arrive», note l'ingénieur. Fabien Brèthes
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