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L'INPIG fête 20 ans de progrès génétique

C'est en 1992, soit 25 ans après la filière bovine, que les éleveurs porcins du bassin de l'Adour ont décidé de se doter d'un outil performant d'insémination artificielle. «L'objectif, commente Pierre Moureu, président de l'INPIG, était de restructurer l'élevage porcin régional, en vue d'une production sous signe de qualité. En outre, il s'agissait d'éradiquer la maladie d'Aujeszky en proposant des semences saines».

file-« En 1992, explique Pierre Moureu, seulement 5 à  10 % des truies étaient inséminées en Aquitaine, contre 90% aujourd'hui». © Le Sillon
« En 1992, explique Pierre Moureu, seulement 5 à  10 % des truies étaient inséminées en Aquitaine, contre 90% aujourd'hui». © Le Sillon
L'objectif est aujourd'hui atteint puisque 90% des truies d'Aquitaine et du bassin de l'Adour sont inséminées par des doses provenant de Denguin (200.000 doses par an), où le site de 209 places accueille 160 verrats sélectionnés. «Nous en possédons, explique Pierre Moureu, une quarantaine à  Larreule où les màles retenus, selon des critères de longévité et de taux de muscles, subissent toute une batterie de tests sanitaires. Leurs semences sont analysées par un laboratoire national (laboratoire de contrôle des reproducteurs de Maison-Alfort). Une fois référencés, ils peuvent intégrer notre centre». Éradiquer Aujeszky Depuis 20 ans, les doses sont livrées par camions climatisés, colis ou caissons isothermes, après que les éjaculats aient été dilués, l'acte d'insémination étant réalisé par l'éleveur. «En 1992, complète Pierre Moureu, seulement 5 à  10% des truies étaient inséminées. Désormais nous offrons un accès au progrès génétique et aux meilleurs verrats, gràce à  un outil interprofessionnel de proximité classé au cinquième rang national». Seul vestige des débuts, BIG (station d'insémination de bovins) participe encore pour un tiers au capital, les 2/3 restants appartenant à  l'INPAQ (Interprofession porcine d'Aquitaine). Les verrats produisent de gros volumes de semences très difficiles à  congeler. «C'est pour cette raison que nous travaillons en frais et que nous devons être très réactifs», explique Bertrand Ecomard, directeur du Consortium du jambon de Bayonne. «Pour un client de Dordogne, la commande est traitée à  partir de 3h00 du matin, généralement en fin ou début de semaine, afin qu'elle soit disponible sur l'exploitation entre 14 et 15h00». Maîtrise logistique Cette organisation a permis d'améliorer considérablement les résultats. «Quelque 50.000 truies, poursuit Bertrand Ecomard, sont inséminées chaque année. Elles ont en moyenne 2,5 portées par an et leur productivité est désormais de 12 porcelets sevrés sur 14/15 nés, au lieu de 11, il y a 5 ans. Aujourd'hui 85% des truies sont fécondées sur la première insémination. Auparavant, les chaleurs étant longues, il n'était pas rare de s'y prendre à  deux ou trois reprises». Le verrat en station peut saillir plus de truies qu'en élevage où sa présence est néanmoins indispensable, uniquement afin de provoquer les chaleurs. Chaque reproducteur peut fournir 1.500 doses/an et reste en moyenne deux ans sur le site de Denguin. «Leur poids, souligne Pierre Moureu, est de l'ordre de 130/150kg à  leur arrivée et de 300kg à  leur départ vers l'abattoir». Le prix de la dose de semence est estimé à  3,50€ auquel il faut rajouter la redevance génétique, soit un total de 5€. Philippe Delvallée
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