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L'enjeu majeur du sanitaire en élevage bovin

Une étude conduite par les réseaux d'élevage confirme la prépondérance des charges sanitaires dans les résultats des ateliers bovins, ainsi que les disparités entre troupeaux.

file-La part du poste «frais vétérinaires" (coûts des visites, des analyses, des médicaments, des traitements parasitaires et des vaccins) représente en moyenne 20 % des charges directes de l'atelier. © Réussir
La part du poste «frais vétérinaires" (coûts des visites, des analyses, des médicaments, des traitements parasitaires et des vaccins) représente en moyenne 20 % des charges directes de l'atelier. © Réussir
Contrairement à  l'idée reçue selon laquelle « les produits baissent et les charges ne cessent d'augmenter », les plus gros postes dans les coûts de production en système bovins viande résultent encore de choix techniques, plus ou moins bien maîtrisés. Ainsi, les élevages ont encore quelques marges de manoeuvre, comme par exemple au niveau des coûts de santé du troupeau. Une étude conduite par les réseaux d'élevage (réseaux de référence des chambres d'agriculture et de l'Institut de l'élevage) a d'ailleurs livré un certain nombre d'enseignements à  ce sujet. Les ingénieurs des réseaux ont conduit une enquête auprès de 473 élevages, dont dix élevages dans les Pyrénées-Atlantiques, sur le thème « santé du troupeau allaitant ». En 2008, au niveau national, la moyenne des frais vétérinaires, hors FCO, s'élève à  48 euros par UGB, soit 70 euros par vache dans les systèmes naisseurs avec finition des femelles. Dans les Pyrénées-Atlantiques, où la taille des troupeaux est en général plus réduite, cette moyenne monte à  99 euros par vache dans les dix élevages suivis. Ceux-ci disposent de plus de cinquante vaches  Indépendants de la taille Comme à  l'échelle nationale, la part du poste « frais vétérinaires » (coûts des visites, des analyses, des médicaments, des traitements parasitaires et des vaccins) représente en moyenne 20 % des charges directes de l'atelier. En augmentation de 7 % par rapport à  2007, ce poste est aussi marqué par une forte variabilité. En effet, pour un quart des éleveurs, les frais vétérinaires atteignent une hausse de 27 % sur deux campagnes mais pour un éleveur sur deux, les frais sont stables ou en baisse (44 euros en moyenne), conséquence d'une volonté affichée de contenir l'augmentation de ce domaine de charges. S'agissant des élevages naisseurs, les maladies néonatales représentent l'une des principales causes de dépenses. Seulement 4 % des élevages interrogés (dix-huit troupeaux) n'en connaissent aucune. Cependant, 75 % déclarent des diarrhées et la moitié observe des maladies respiratoires et des problèmes d'ombilic. En pratique, 90 % des éleveurs surveillent systématiquement la prise de colostrum, mais 86 % d'entre eux n'ont jamais contrôlé la qualité de ce colostrum. La désinfection des bàtiments est également sortie des moeurs. Dans le même temps, il a été observé que la fréquence des pathologies est moins importante dans les élevages où la désinfection est réalisée rigoureusement. Il faut noter aussi que deux éleveurs sur trois disent réaliser un vide sanitaire régulier des bàtiments mais avec de fortes disparités régionales. Après les maladies néonatales, viennent les affections liées à  la reproduction des mères (avortements, métrites, dystocies, non-délivrances). Cependant, dans 95 % des cas, celles-ci n'affectent qu'une faible proportion des reproductrices du troupeau. D'autre part, moins de 10 % des élevages déclarent des maladies liées à  l'alimentation. C'est tout de même moins que les 23 % qui assurent avoir des problèmes d'infestations parasitaires récurrentes alors que la très grande majorité gère ce domaine par du traitement systématique, que le risque parasitaire soit avéré ou pas. Comme les hommes Finalement, il en va d'un troupeau bovin comme du genre humain. Dès le plus jeune àge, l'animal est marqué, comme « tracé », par un statut immunitaire que les conditions de logement et d'alimentation vont impacter dans le bon ou mauvais sens. La relation initiale entre la mère et le veau, dont la prise de colostrum est la première caractéristique, n'aura de suite bénéfique que si la gestion ultérieure des groupes d'individus est appréhendée de façon rationnelle et cohérente, en s'appuyant sur la constitution de lots homogènes mais aussi équilibrés. Pathologies, parasitisme, mortalités, plans de vaccination, gestions des introductions, rééquilibrage alimentaire, etc., s'avéreront être autant des indicateurs que les moyens nécessaires à  l'équilibre sanitaire de l'ensemble. N.D.L.R. : À découvrir sur le site chambre d'agriculture la plaquette : « Pratiques sanitaires dans les élevages bovins viande ».
Contact : Beà±at Gonzales, chambre d'agriculture des Pyrenees-Atlantiques www.pa.chambagri.fr
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