Pastoralisme
Estives : un retour au bercail précipité
Faute d’herbe disponible en estive, la longue sécheresse a poussé des éleveurs à regagner leurs exploitations. Christophe Pez Lalanne témoigne.
Faute d’herbe disponible en estive, la longue sécheresse a poussé des éleveurs à regagner leurs exploitations. Christophe Pez Lalanne témoigne.
En vingt ans de transhumance, je ne suis jamais revenu aussi tôt », souffle Christophe Pez Lalanne, dans le pré où pâture un lot de ses vaches gestantes. Monté en estive le 16 juin, l’éleveur a quitté le col du Soulor, à 1 474 mètres d’altitude, le 14 août. Un scénario inédit. Son père, qui dépose une boule d’enrubannage, coupe le tracteur. «Je n’ai jamais vu ça, c’était grillé. Normalement, on descend mi-septembre», rebondit-il.
La sécheresse n’a donc pas épargné les montagnes. En altitude, les orages qui entretiennent habituellement le verdissement des estives ont fait défaut. «Il faisait certes moins chaud qu’en bas, mais il n’y a pas eu d’eau», explique le jeune éleveur, qui cumule son activité agricole avec un emploi communal à la mairie de Meillon (64).