Aller au contenu principal

Aquitanima : la fidélité des éleveurs de Prim'Holstein du Cantal

La proximité géographique n'explique pas tout Pour les éleveurs de Prim'Hostein du Cantal, venir à  Bordeaux ils ont mis le cap sur les bords de la Garonne.

file-Pascal Besson (à  gauche) et Jean-Louis Lafon (au centre), comme trois autres éleveurs du Cantal, ont préféré participer aux concours d'Aquitanima plutôt que ceux du national qui se tenait, cette année, aux mêmes dates. © Le Sillon/B. L.
Pascal Besson (à  gauche) et Jean-Louis Lafon (au centre), comme trois autres éleveurs du Cantal, ont préféré participer aux concours d'Aquitanima plutôt que ceux du national qui se tenait, cette année, aux mêmes dates. © Le Sillon/B. L.

Des étables du Cantal au hall 4 du parc des expos de Bordeaux, il n'y a guère que 3 à  4 heures de route. Mais, pour ces habitués des grands rendez-vous de la race comme le Concours général de Paris, venir à  Aquitanima, c'est d'abord une question de fidélité. Et puis, « à  Bordeaux, on est très bien reçu. Le salon est très agréable et se déroule dans une excellente ambiance. « Ici, on se connaît tous » précise Pascal Besson, éleveur à  Bassignac.

Depuis cinq ans, les éleveurs cantaliens sont invités à  Aquitanima et, en retour, ils reçoivent leurs homologues aquitains au Sommet de l'élevage de Cournon. Bref, avec la participation croisée des éleveurs des deux régions à  leur rendez-vous respectif, de solides liens d'amitié se sont tissés. Chaque année, au mois de mai, une poignée d'éleveurs de Prim'Holstein du Cantal se rend donc à  Bordeaux. Esprit du sud Mais l'amitié ne fait pas tout, il y a aussi des raisons plus techniques. Tout d'abord, « on est plus proche de la philosophie d'élevage de nos confrères du Sud-Ouest que de celle des Bretons » explique Pascal Besson.

« À Bordeaux, il y a des animaux beaucoup plus typés, beaucoup plus “extrêmes” que ceux qu'on voit en Bretagne ou dans les autres grand show de la race » précise-t-il. Le niveau des concours d'Aquitanima est un autre argument de poids. « La qualité des animaux qui y sont présentés est désormais reconnue dans toute la profession. Les lauréats de Bordeaux concourent, ensuite, partout. Ici, il n'y a pas de mauvais animaux et la qualité d'ensemble est plus homogène que le national » argumente Jean-Louis Lafon, éleveur à  Pleaux, même s'il reconnaît qu'avec moins d'animaux en compétition, « il y a moins de déchet ».

Vent de liberté

Pourtant, cette excellence n'empêche pas une convivialité que ne renient pas les éleveurs cantaliens. « Ici, c'est beaucoup plus festif et plus souple » précise Jean-Louis Lafon, l'oeil malicieux. Comme ses quatre collègues du Cantal, il apprécie de pouvoir manger au cul des vaches ou de traire à  l'heure qui arrange les éleveurs « Sur Aquitanima souffle une liberté d'esprit et d'expression qu'on ne retrouve plus ailleurs où il n'y a que des interdits » conclut-il.

Benoît Lalanne

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Aramits célèbre le pastoralisme

Le village barétounais vibrera au rythme des bergers du 17 au 20 septembre.

Kiwis : l’inconnu jusqu’au printemps

Suite à l’épisode de grêle du 23 août à Oeyregave, David Colet ne récoltera aucun kiwi cette année. Et il lui faudra attendre…

Un été meurtrier pour l’agriculture

La chambre d’agriculture estime les pertes de production causées par la sécheresse à 200 millions d’euros. Le plan CASI du…

La vaccination d'influenza aviaire se poursuit et évolue

Depuis quelques semaines, les  producteurs de palmipèdes ont la possibilité de recourir à un protocole dit hétérologue,…

Kiwis : les pollinisateurs au cœur de la production des vergers

À Labatut (40), le forum technique de la Scaap Kiwifruits a mis l’accent sur le travail des insectes dans les vergers.

Face aux dégâts des sangliers, les Porte-Laborde passent au piégeage

Depuis juillet, les deux frères ont mis en place un filet à sangliers en bordure d’une parcelle de maïs, chaque année ravagée…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon