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85% des ateliers de gavage sont aux normes

Dans un contexte de consommation dynamique, la filière foie gras devrait surmonter, sans aléas de production estime l’interprofession, la mise aux normes des ateliers d’engraissement obligatoire à compter du 1er janvier 2016.

file-La mise aux normes des ateliers de gavage a été un challenge extraordinaire en investissements pour la filière.
La mise aux normes des ateliers de gavage a été un challenge extraordinaire en investissements pour la filière.

Pas moins de 85% des exploitations agricoles de la filière foie gras ont déjà réalisé la mise aux normes de leurs ateliers d’engraissement, a annoncé l’interprofession du foie gras (Cifog), le 22 octobre dernier en conférence de presse. Les logements collectifs pour le gavage des canards à foie gras seront obligatoires à compter du 1er janvier 2016.

«Cela a été un challenge extraordinaire en investissements et en changements d’habitudes», a expliqué le président du Cifog, Christophe Barrailh. Cette mise aux normes a déjà coûté 100 millions d’euros aux producteurs. D’ici la fin de l’année, encore 6% des élevages se mettront aux normes, et 9% cesseront leur activité. Une partie des éleveurs et gaveurs arrête pour effectuer cette mise aux normes, une autre (environ 176 élevages sur 5.000 au total, pour l’équivalent de 126.000 places) cessera définitivement cette activité.

Confiance en l’avenir

«Je ne suis pas inquiet sur notre capacité à répondre à la demande, assure le président du Cifog. Les éleveurs produisent généralement 19 à 20 lots, il suffit d’ajouter un lot chez chaque producteur pour compenser». La filière est d’autant plus satisfaite qu’il y a trois ans, elle estimait à 20-25% la part d’éleveurs qui allaient arrêter leur activité à cause de la mise aux normes. «Cela montre qu’il y a une confiance», estime Jean-Jacques Caspari, président de la commission communication du Cifog. En effet, la filière est particulièrement dynamique. Après avoir connu une légère baisse des volumes en 2013 (- 0,5%) en grande distribution, compensée par des achats plus chers en moyenne, la filière avait renoué à nouveau avec les croissances en volumes en 2014 (+3%) et en valeur (+4,2%).

Des exportations dynamiques

Les quatre premiers mois de l’année 2015 s’annoncent dans la même tendance, avec une progression des achats en volumes de 2,5%, et de 3,7% en valeur. Le marché de la restauration hors domicile reste toutefois en berne (entre - 2 et - 4% en volumes, estime le Cifog). Comme l’année précédente, les exportations progressent. L’excédent de la balance commerciale augmente de 34% sur les huit premiers mois de l’année (+5,7 millions d’euros).
Les flux sont particulièrement dynamiques à destination de l’Asie (+27% en Corée du Sud, +22% en Thaïlande). Le Japon (+11%) est d’ailleurs devenu la première destination d’exportation de la France devant l’Espagne.

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