Une journée dédiée à la prairie
Le rendez-vous organisé le 12 septembre dernier par l'association des CUMA du bassin de l'Adour a rencontré un vif succès auprès des agriculteurs et des lycéens présents.
Durant toute la journée, des démonstrations de matériels ont eu lieu ainsi que divers ateliers techniques. Parmi eux : épandage et compostage, entretien et sur-semis de prairie, production de protéines sur exploitation Plusieurs débats étaient également proposés avec des témoignages d'agriculteurs. L'un de ces débats portait sur le choix des espèces fourragères légumineuses. À cette occasion, l'accent a été mis sur la luzerne qui, si elle s'avère difficile à récolter, représente une très bonne opportunité dans le cadre de l'autonomie en protéine alimentaire. Un atout qui a le vent en poupe chez tous les exploitants cherchant à limiter leurs coûts de production et par là même à améliorer leur gain de productivité. « La luzerne demande à être bien séchée, pour cela il existe le séchage collectif, une technique qui entre parfaitement dans la philosophie d'une CUMA », note Guy Pémartin, président de la Fédération des CUMA des Pyrénées-Atlantiques. Côté logistique, rien n'avait été oublié. Outre les ateliers techniques, les conférences et autre démonstrations avec matériel, des lieux plus conviviaux (buvette, coin repas) avaient été aménagés. « D'avoir appris à travailler ensemble, ça nous a professionnalisés dans l'organisation de pareilles manifestations », constatait pour sa part Richard Finot, directeur des CUMA des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Ce n'est pas la première fois que l'association des CUMA du bassin de l'Adour organisait une manifestation à Musculdy : une journée sur la transformation en circuit court avait eu lieu en juillet 2011 au sein de la coopérative Azkorria. La richesse de telles manifestations est qu'elle adapte la demande aux spécificités des exploitations locales : « On doit s'adapter aux territoires qui diffèrent d'un endroit à l'autre, afin d'adapter notre programme tant en matière de conférence que de matériels aux demandes éventuelles qui peuvent en résulter. De telles journées, bàties essentiellement sur l'échange, qu'il soit entre professionnels et agriculteurs ou entre agriculteurs eux-mêmes sont de véritables bulles d'oxygène dans le cadre de la morosité ambiante », conclut Guy Pémartin. Fabrice Borowczyk