Qualité du mais : cela commence dès le champ
Les maisiculteurs sont invités à bien veiller à la qualité du grain à la sortie machine.
Le mais « classe A » défini par la charte est devenu une référence sur le marché européen. Chaque agriculteur, maillon fondamental dans la chaîne de traçabilité et de qualité, est relié à son collecteur par l'attestation obligatoire de traçabilité. Les engagements de la charte vont donc des semences jusqu'à la mise à disposition des clients.
La maîtrise de la qualité physique du grain commence à la moissonneuse-batteuse. L'objectif est d'obtenir un grain propre, exempt notamment de graines de mauvaises herbes (datura), de rafles, de follicules, avec le moins possible de grains cassés et fissurés. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire d'avoir une moissonneuse-batteuse bien réglée, y compris dans sa vitesse d'avancement. « Chaque agriculteur doit se sentir responsable et impliqué par rapport à cet objectif », insistent les signataires de la charte. S'il est propriétaire de sa moissonneuse-batteuse, il doit veiller lui-même au bon réglage de sa machine. S'il n'est pas propriétaire de sa moissonneuse-batteuse, l'agriculteur doit contrôler régulièrement la qualité du grain sortie batteuse, pour faire modifier, si nécessaire, le réglage de la machine par son prestataire de service (CUMA ou entrepreneur). Dès 2008, les fédérations de CUMA et d'entrepreneurs ont été sollicitées pour participer à cet effort commun d'amélioration de la qualité physique du grain sortie moissonneuse-batteuse. La fédération des CUMA du bassin de l'Adour a été la première fédération à adhérer à cette charte. Meilleur standard qualitatif
Au-delà des exigences réglementaires et des engagements contenus dans la charte, « n'oublions pas que nos mais sont de plus en plus en concurrence avec ceux venant d'autres régions du monde, notamment d'Europe Centrale et d'Amérique du Sud », insistent les adhérents de la charte, qui appelle tous les maillons de la filière à poursuivre ses efforts afin d'obtenir le meilleur standard qualitatif possible. La pérennité de nos débouchés passe par la constance des efforts collectifs. « Cela commence par le champ et la moissonneuse-batteuse »