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Nouveau coup dur pour le maïs dans la région du sud Adour

L’épisode orageux de la semaine dernière a causé de nouveaux et importants dégâts aux cultures, particulièrement sur les maïs. De violentes rafales de vents ont couhé des maïs déjà très fragilisés par un déficit pluviométrique exceptionnel. Les pertes engendrées par cette nouvelles calamité vont venir se rajouter à celles attendues en raison de la sécheresse.

La campagne landaise porte les stigmates des orages qui ont touché le Sud-Ouest mardi soir. En certains endroits, des parcelles de maïs ont été couchées, dans de plus ou moins grandes proportions, par le coup de vent. Annoncé depuis la veille, l’épisode climatique s’est surtout traduit par d’importants cumuls de pluie et de violentes rafales de vent.

Les données météorologiques ont relevé des vents dépassant les 100 km/h en plusieurs points (111 km/h au Houga, 101 km/h à Biscarrosse). Les cartes montrent clairement le passage des précipitations les plus intenses sur un petit quart sud-est du département. Un épisode orageux actif est entré dans le sud des Landes par le Tursan avant de remonter vers le territoire de l’Armagnac.

Récolter au plus tôt…

Une nouvelle fois, le secteur du Sud-Adour semble avoir subi les dommages les plus lourds. Dans les champs les plus exposés, les plantes ont été couchées, voire cassées. Les maïs grain les plus secs ainsi que les maïs doux ont subi les dommages les plus importants.

«On n’avait pas vraiment besoin de cela, résume Pierre Pinchauret, directeur du réseau agro-céréales de la coopérative Maïsadour. Ces dégâts vont se traduire par de nouvelles pertes mécaniques au moment de la récolte». Dans les parcelles touchées, les producteurs devraient donc privilégier une récolte le plus tôt possible. «On voit bien que les plantes sont déjà fragiles, il vaut mieux ramasser rapidement». Après avoir démarré timidement ces derniers jours, le travail des moissonneuses-batteuses devrait donc s’accélérer à partir de la semaine prochaine.

Un nouveau coup dur après la sécheresse

Bien que relativement limité, ce nouvel épisode climatique vient se rajouter à la principale problématique de l’année: la sécheresse. «Cela reste de loin le point le plus inquiétant», confirme Pierre Pinchauret. Chez Maïsadour, les équipes se livrent régulièrement à des prévisions depuis le milieu de l’été. «La situation s’est fortement dégradée à partir du début du mois d’août, note le responsable… Dans le détail, le constat est bien sûr très différent selon l’accès ou non à l’eau».

Lire également : Dans les Landes, la pire sécheresse depuis un demi-siècle

Ainsi, dans les zones irriguées n’ayant pas connu de restrictions, les estimations se révèlent plutôt bonnes. «Dans tous les cas, il convient de rester prudents. Mais les prévisions font état de rendements corrects, parfois légèrement améliorés par rapport à la campagne précédente». Chez les producteurs n’ayant pu soutenir totalement le rythme d’irrigation, les projections sont un peu moins optimistes. «On devrait enregistrer quelques baisses de rendement, en raison des effets bordure notamment».

Des pertes de rendements de 40 à 50%

Les pluies de cette semaine étant intervenues beaucoup trop tard, les craintes les plus importantes concernent, bien sûr, les parcelles non-irriguées. «On pourrait atteindre 40 à 50% de perte, souffle le directeur du réseau agro-céréales de Maïsadour. Là encore, les situations sont assez contrastées. Dans des terres noires, on sera peut-être à 30%, mais dans les contextes séchants, par exemple dans les coteaux, les chiffres de 40 à 50% seront sans doute atteints».

Si la récolte n’a pas encore totalement rendu son verdict concernant le maïs, la situation est beaucoup plus avancée pour les tournesols. Au niveau de cette culture, les premiers bilans font état de rendements corrects pour les semis les plus précoces. «On n’a pas encore récolté ceux du mois de mai, qui devraient être moins bons». Enfin, concernant le soja, le constat est aujourd’hui similaire à celui brossé pour le maïs grain.

F. Brethes

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