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Maïsadour et Terres du Sud posent les bases d’un rapprochement

Le lundi 16 janvier, le président de Maïsadour, Michel Prugue, et son homologue de Terres du Sud, Patrick Grizou, ont officialisé l’annonce d’un rapprochement entre les deux groupes coopératifs. Les conseils d’administration respectifs ont en effet décidé de mettre en œuvre un «projet de constitution d’une union de leurs coopératives» au cours de cette année 2017.

file-Maïsadour et Terres du Sud ont annoncé leur décision de former une union de coopératives dans le courant de l’année, «pour être plus forts, notamment à l’international».
Maïsadour et Terres du Sud ont annoncé leur décision de former une union de coopératives dans le courant de l’année, «pour être plus forts, notamment à l’international».

Dans leur communiqué commun, les deux partenaires précisent que ce rapprochement est une «première étape vers la construction d’un projet coopératif majeur». Cette union se veut «ouverte aux autres acteurs régionaux de la coopération partageant les mêmes valeurs et la même vision de l’avenir de leurs filières et de leurs terroirs».

Les responsables des deux groupes jugent aujourd’hui nécessaire d’aller au-delà des simples alliances de métiers qui ont accompagné le développement de leurs groupes respectifs. Leurs conseils d’administration estiment ainsi qu’il faut «passer à la vitesse supérieure». Le motif d’une telle démarche est d’être «plus forts sur nos marchés — notamment à l’international —, faire face aux enjeux complexes du monde agricole et assurer la pérennité de nos exploitations familiales». Si elle est menée à son terme, cette union permettra de constituer un pôle coopératif agricole et agroalimentaire «référent dans le grand Sud-Ouest», comptant 14.000 adhérents, 7500 salariés et réalisant un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros.

Aller plus loin qu’une simple alliance

Le processus du rapprochement est d’ores et déjà bien engagé. Le 12 janvier, le dossier a en effet été soumis à l’avis des instances représentatives du personnel. Il attend désormais l’approbation de l’Autorité de la concurrence. Chaque coopérative devra ensuite réunir ses adhérents en assemblée générale afin de faire valider par leur vote un projet qui prévoit «de faire converger progressivement leurs filières agricoles et agroalimentaires tout en gardant des centres de décisions ancrés localement». Chaque coopérative conservera l’animation de ses territoires et la relation directe avec ses adhérents pour «conforter la proximité si chère à notre modèle coopératif», insistent les deux partenaires.

Création de valeur, innovation et développement des territoires, constituent les fondamentaux de ce rapprochement qui se conjugue avec «service des adhérents» et «respect des partenariats déjà existants». «Notre union est ouverte», insistent les présidents Michel Prugue et Patrick Grizou. D’ailleurs, ces derniers espèrent «que d’autres acteurs de la coopération agricole seront séduits par la pertinence de ce nouveau modèle et nous rejoindront».

Les deux groupes en chiffres

Selon le bilan de l’exercice clos au 30 juin 2016, Maïsadour affiche un chiffre d’affaires de 1,46 milliard d’euros, compte 8000 agriculteurs adhérents et emploie 6000 salariés. Son activité s’articule autour de trois pôles : agriculture, jardineries/motoculture et gastronomie.
Le groupe Terres du Sud, basé à Clairac dans le Lot-et-Garonne, est quant à lui présent sur trois départements aquitains (Lot-et-Garonne, Dordogne et Gironde). Il affiche un chiffre d’affaires de 641 millions d’euros. Il compte 6000 coopérateurs et emploie 1500 salariés. Son activité est structurée autour de quatre pôles : végétal, animal, agroalimentaire et distribution.

 

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