Cultures
Maïs semences : une saison de calvaire
La production subit de plein fouet les effets de la météo. Récit de cette situation exceptionnelle avec Damien Coustille-Cossou, céréalier à Uzein (64).
La production subit de plein fouet les effets de la météo. Récit de cette situation exceptionnelle avec Damien Coustille-Cossou, céréalier à Uzein (64).
«Cette année, il n’y a même pas un peu d’ombre dans les rangs pour les castreurs», lance avec dépit Damien Coustille-Cossou. Ses plantes sont petites, chétives. «Végétativement, ce n’est vraiment pas joli», souffle le céréalier d’Uzein, le regard dans le vide. Son exploitation compte 35ha de maïs semences, 1 ha de doubles cultures (petits pois et haricots), 9ha de maïs doux, auxquels s’ajoutent «un peu de maïs conso et de soja».
La campagne avait pourtant démarré sous les meilleurs auspices. «J’ai commencé les semis le 21 avril et j’ai terminé le 21 mai. On est sur une année très précoce. Au lancement, on avait vraiment des conditions optimales.» Mais la météo a inversé la tendance. «La première semaine de mai, on a eu un excès d’eau. Puis le froid du week-end de l’Ascension a été terrible. Derrière, on a pris un coup de chaleur. On a vécu une accumulation d’excès, sans aucune transition.»