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Mais semence : embelie au syndicat de Saint-Palais

Le syndicat de la région de Saint-Palais et Salies-de-Béarn a dressé le bilan d'un exercice 2010 globalement bon mais marqué par d'importants écarts entre les variétés et les producteurs de mais semence..

file-Entre Roger Ayçaguer et Guy Damon, le président Jean-Claude Massondo (au centre) a insisté sur  l'extrême réactivité dont doit faire preuve la filière pour s'adapter aux variations de  l'offre contractuelle et aux aléas climatiques ou des m
Entre Roger Ayçaguer et Guy Damon, le président Jean-Claude Massondo (au centre) a insisté sur l'extrême réactivité dont doit faire preuve la filière pour s'adapter aux variations de l'offre contractuelle et aux aléas climatiques ou des m
Les producteurs de mais semence de Saint-Palais se sont réunis en assemblée générale, à  Aicirits, le vendredi 25 février 2011. Le président Jean-Claude Massondo en a profité pour saluer le départ de son prédécesseur et actuel vice-président, le pionnier qui a tant oeuvré pendant trente ans pour pérenniser cette filière, Roger Ayçaguer. Il faut dire que l'activité semencière reste une production emblématique sur le canton de Saint-Palais, malgré la concurrence des pays de l'Est, et assure, malgré les variations conjoncturelles, un revenu décent aux quelques 50 producteurs qui s'y adonnent. Que dire de la campagne 2010 ? À en croire le responsable Guy Damon, « la diminution des surfaces aura finalement été plus légère que prévu et n'a causé la suppression que d'un seul poste de notateur. C'est une équipe calibrée qui reste affectée à  cette activité avec 4 techniciens d'encadrement et 15 techniciens notateurs ». Génétique en renouvellement Cette année, on a assisté un fort renouvellement de la génétique (70 % des hybrides pour 65 % des surfaces). Au final, cela donne un bon cru, bénéficiaire des bonnes conditions climatiques estivales, avec un rendement moyen consolidé (fertiles + stériles) de 113 %. En réalité, il s'agit là  d'une moyenne et les résultats sont fortement variables suivant les variétés et les producteurs. Concernant les modalités de rémunération, il faut noter qu'un voeu ancien a abouti, il s'agit d'un prix plancher fixé à  130 euros/tonne. Certes, c'est insuffisant mais il s'agit d'un premier pas. La flambée actuelle des prix des céréales donne une nouvelle impulsion que l'on souhaite durable. La rémunération se fait désormais à  partir d'une base « mais de consommation », d'une rémunération complémentaire et d'une prime incitative à  la productivité individuelle. Enfin, les variations diverses entre les variétés et les producteurs sont amorties par les interventions de la caisse de péréquation. Apporter des réponses collectives  
Dans son rapport d'orientation, le président, Jean-Claude Massondo, a rappelé l'extrême souplesse et réactivité dont doit faire preuve la filière pour s'adapter en permanence aux variations de l'offre contractuelle comme aux caprices du climat ou à  la volatilité des cours. À ses yeux, « la production de mais semence est, avant tout, une production collective et doit être gérée comme telle, c'est-à -dire avec l'accompagnement de ces échecs occasionnels par la collectivité ». D'autre part, autre souci, l'interdiction de certaines molécules laisse le producteur sans défense face à  des attaques parasitaires dévastatrices. Bien sûr, l'embellie des céréales a un impact favorable sur les rémunérations mais elle souligne aussi la dépendance de la filière aux fluctuations imprévisibles du marché. Reste à  savoir quels seront les contours de la future campagne 2011. Y aura-t-il un nouveau remodelage des surfaces ? L'avenir, de toute façon, restera tributaire du savoir-faire et de l'implication de la profession pour en assurer la pérennité.  Michel Bengoechea
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